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La Fondation pour le Développement au Sahel (FDS), en collaboration avec Oxfam, a organisé un atelier d’information à l’intention des Organisations de la Société Civile, les services techniques et l’administration sur les enjeux de l’exploitation minière au Mali en vue de la révision du code minier. C’était en présence du chargé de programme d’Oxfam, Demba Seidi, du conseiller technique du ministre des mines, Bassa Sangaré, du président de la FDS Tiémoko Shaba Sangaré, au Grand hôtel de Bamako, le mardi, 30 août 2016.

Le président de la FDS, Tiémoko Shaba Sangaré a rappelé que le gouvernement du Mali, dans sa stratégie de développement durable est déterminé à faire du secteur minier un véritable moteur de développement socioéconomique et un moyen de lutte contre la pauvreté. Il a indiqué que les autorités Maliennes ayant tiré les conclusions de l’évaluation de l’application du code minier de 2012 et des investigations réalisées auprès des acteurs depuis le mois de mai 2015, ont entrepris le processus de relecture du code minier de fevrier2012 afin de l’adapter au contexte actuel de l’exploitation minière. Selon lui, la Société Civile Malienne n’entend pas rester aussi en marge de ce processus. C’est ainsi, avec l’appui d’Oxfam, elle se propose de mener une large campagne de plaidoyer sur la révision du code minier afin de présenter un document de contribution pour la prise en compte des aspirations profondes dans la protection des intérêts de l’Etat et des Collectivités dans le nouveau code minier. Cette contribution portera essentiellement sur un secteur minier intégré à l’économie nationale et au cœur du développement durable, sa cohérence avec les dispositions communautaires sur les ressources minérales et la vision minière Africaine, a-t-il indiqué. Il s’agira, lors cet atelier, de remettre à jour les informations sur l’exploitation minière, de renforcer les capacités des acteurs sur certains enjeux (socio-économiques, environnementaux, etc.) liés au secteur minier ; de remobiliser les différents acteurs dans le cadre du processus de révision du code minier, d’identifier quelques pistes d’actions à mener. Le représentant du ministre dira que le département travaille beaucoup avec la FDS dans le cadre de l’ITIE. Il a indiqué que le processus de relecture du code minier implique la cartographie, le cadre juridique et institutionnel, la problématique de la transparence dans les industries extractives ; l’impact socio-économique ; la fiscalité minière. Il a invité les participants à s’approprier des conclusions pour accompagner le département.

Fakara Faïnké

Le Républicain du 1 Septembre 2016