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Il est bien normal qu’à la vieille de chaque élection -qu’elle soit présidentielle, législative ou communale- que les autorités procèdent à la révision des listes électorales. Toute chose qui permet aux citoyens de se faire inscrire ou d’être radiés en cas de déplacement ou autre empêchement. C’est pourquoi, selon la loi, le ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales a initié une campagne de révision des listes électorales, qui a débuté, depuis le 1er Octobre 2008, sur toute l’étendue du territoire national, pour se terminer le 31 du même mois.

Cette tâche dévolue au ministère de l’Administration Territoriale et des collectivités Locales a effectivement commencé le 1er Octobre 2008 dans toutes les localités du Mali. Mais à Kalaban-Coro, cet exercice électoral ne se traduit pas jusqu’à présent dans la réalité, faute de l’absence des cahiers indiqués pour ce travail. Bi bien qu’aujourd’hui, les populations de Kalaban-Coro se préoccupent de la situation.

Aussi certains habitants résidant dans ledit quartier se posent bien des questions. Le quartier de Kalaban-Coro fait-il partie du Mali ? Et si tel n’est pas le cas, pourquoi donc ce grand retard accusé par Kalaban-Coro, un quartier où résident pourtant bon nombre de politiciens, hautes personnalités et autres responsables?…

Ce qui est le surprenant, c’est que le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), M. Seydou Traoré (qui dirige la structure depuis le 7 Octobre 2008) réside également… à Kalaban-Coro.

S’il est vrai que la révision des listes électorales prend fin le 31 Octobre prochain -c’est-à-dire le vendredi prochain-, quel sera alors le sort des populations de Kalaban-Coro, face aux élections communales de 2009 ?

Le ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales consentira-t-il à prolonger le délai de la fin de révision de ces listes électorales pour les populations de Kalaban-Coro, afin qu’elles aient le temps de se faire inscrire?

Dans tous les cas, il est du devoir du ministère de tutelle de ne pas commencer la révision des listes électorales, avant la mise en place du bureau de la CENI, quand on sait que dans la logique, la CENI devait être mise en place avant, et se démembrer pour superviser partout cet exercice de révision.

Considérée comme une activité pré-électorale, cette activité de révision rentre dans le cadre de la mission de la CENI : le contrôle et e suivi des activités pré et post-électorales. Quoi qu’il en soit, les populations de Kalaban-Coro doivent urgemment faire remonter l’information à qui de droit, afin de résoudre leur problème.


Mariétou KONATE

29 Octobre 2008