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Suite à la requête déposée par l’opposition, la Cour constitutionnelle a statué sur la constitutionnalité du projet portant révision constitutionnelle. Une décision qui réconforte la Plateforme « Oui An Sona », qui ne compte pas abandonner sa position.

La Plateforme « Oui A Son na » a salué vendredi le professionnalisme de la Cour constitutionnelle. « Le droit a été dit », a reconnu son président Ismaïla Diallo. Il a promis de continuer son combat qui est d’apporter un soutien sans faille à l’initiative du président Keita.

Le secrétaire général, Youssouf Guindo s’est également félicité de l’esprit républicain et la sagesse du chef de l’Etat qui, « toujours ouvert aux débats démocratiques, s’est remis à la Cour constitutionnelle dans le strict respect de la loi ».

La Plateforme a estimé que le débat autour de l’article 118 n’a pas lieu d’être. Elle a taxé les députés et les membres de la société civile (Non Anté A bana, Touche pas à ma Constitution) de jaloux car « ils estiment que les premiers auraient dû avancer l’article 118 relatif à l’atteinte de l’intégrité territoriale avant d’amender le texte dans l’Assemblée nationale ».

« Pour préserver nos acquis, la Plateforme Oui, An Son na sollicite l’implication de toutes les forces vives de la nation à contribuer à l’élaboration d’un texte beaucoup plus consensuel dans l’intérêt supérieur de la nation malienne tout entière. Pour nous, rien ne vaut la paix et nous en appelons à toutes les forces vives de la nation à rester dernière les idéaux de paix et de réconciliation comme le Mali s’y est engagé à Alger il y a deux ans », a déclaré M. Guindo.

Le président de « Oui, An Son Na », Ismaël Diallo, a interpellé les députés de la majorité présidentielle afin qu’ils sensibilisent le maximum de personnes.
« Le débat autour de la révision constitutionnelle n’existe qu’à Bamako alors qu’à l’intérieur du pays les populations ignorent presque tout sur ce projet et le référendum constitutionnel », a-t-il fait savoir.

Hawa Sy

Du 11 Juillet 2017