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Dans le cadre d’apporter leur contribution à la révision constitutionnelle prévue pour le mois de Mars prochain, les membres des partis politiques de la majorité présidentielle Ensemble Pour le Mali (EPM) étaient en conclave, le samedi 12 janvier dernier à l’ex-cress. La cérémonie était sous la présidence de Bokary Treta, président de l’EPM. Il avait à ses côtés le premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga, le secrétaire spécial du secrétaire général des Nations Unies chef de la MINUSMA Mahamat Saleh Annadif.

L’objectif de cet atelier est de faire l’analyse de la constitution du 25 février 1992, au regard de la pratique constitutionnelle et des nouveaux enjeux, faire une analyse de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger en adéquation avec les engagements souscrits. Mais également de faire l’analyse combinée de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et de la constitution du 25 février 1992.

Dans son intervention le secrétaire spécial du secrétaire général des Nations Unies chef de la MINUSMA Mahamat Saleh Annadif, a affirmé qu’une constitution ne peut prétendre à l’éternité. Une révision constitue toujours une opportunité pour un pays d’insuffler les nécessaires changements. Il a ajouté que la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012 a fragilisé les institutions de la 3ème République.

L’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger imposent au Mali une révision constitutionnelle a-t-il martelé. Selon lui, le Mali tournera ainsi, une page importante de son histoire et de son ère démocratique en faisant en sorte que les insuffisances, et les lacunes du passé servent résolument à aller de l’avant vers le développement durable, et le progrès partagé à travers cette révision constitutionnelle.

Dans son intervention le premier ministre a laissé entendre que, la constitution du 25 février 1992 à montrer ses limites. Tous les chefs d’Etats qui se sont succédés, ont tenté de faire cette révision, malheureusement sans suite. Pour une réussite de cette révision le premier ministre entend rencontrer l’opposition, la société civile etc… afin de produire un texte consensuel.

Pour sa part le président de l’EPM Bokary Tréta a réitéré l’engagement des membres de mouvance présidentielle a accompagné le gouvernement dans ce processus, mais aussi à soutenir les actions du président de la République dans l’exercice de son second mandat.

Le temps nous le dira si cette deuxième tentative de ce régime sera la bonne, car une première a été avortée à cause des protestations de l’opposition et de la société civile. Les autorités ont intérêt à produire un texte consensuel approuvé par toutes les parties prenantes de la société malienne.

Bissidi Simpara

Bamako, le 14 Janvier 2019

©AFRIBONE