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Des manifestants se sont réunis lundi dans la capitale nigériane d’Abuja pour demander le retour ou la démission du président Muhammadu Buhari, toujours à Londres depuis trois mois pour des raisons médicales. « Revenez ou démissionnez: trop c’est trop », pouvait-on lire ou encore: « Si le président Buhari ne peut pas rentrer au Nigeria après 90 jours d’absence, il doit démissionner de ses fonctions », « Buhari, où es-tu ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Les Nigérians veulent de la transparence. » Selon Bako Andul Usman, de l’association Campagne pour la Démocratie, une poignée de personne profitent de l’absence prolongée de M. Buhari pour diriger eux-même le pays en sous-main. Seule une photo a été publiée, fin juillet, où M. Buhari apparaît souriant au milieu d’une délégation de « gouverneurs et dirigeants » venus lui rendre visite.Le silence autour de la santé de M. Buhari suscite de nombreuses spéculations sur l’aptitude du président à gouverner et sur son éventuel successeur. Son entourage y répond par des avertissements cryptiques. En 2010, l’ancien président Umaru Musa Yar’Adua, après des mois de traitement à l’étranger, était mort en exercice. Le pays avait connu une crise politique et M. Buhari – alors dans l’opposition – avait demandé des comptes à la présidence sur l’état de santé du dirigeant nigérian. AFP.