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A sa nomination comme ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, peu de personnes ont cru à sa capacité à relever le défi. Contre vents et marées, le général Moussa Sinko Coulibaly a tenu bon, mieux il a réussi à organiser l’élection la plus réussie au Mali selon l’avis des observateurs nationaux et internationaux. Ce qui justifie, contrairement à d’autres, sa promotion au grade de général.

Tous les observateurs nationaux et internationaux ont félicité le climat de paix et la transparence dans lesquels les scrutins présidentiels du 28 et du 11 aout se sont déroulés. Cette belle réussite malienne doit une fière chandelle au ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, le Moussa Sinko Coulibaly. Ce Saint-Cyrien de 41 ans est considéré comme l’éminence grise de la junte qui a renversé, le 22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré (ATT), a défendu de toute son âme le calendrier du scrutin présidentiel. « Je ne vois aucune raison de reporter la présidentielle » s’est évertué à dire à tous ceux qui doutaient de la capacité du pays à relever le défi d’ailleurs très joliment relevé avec l’estime et la félicitation de toute la planète. Selon plusieurs missions d’observation (UA, Cedeao, UE…), l’organisation a été salutaire, transparente même si quelques imperfections ont été notées, liées entre autres, au retard accusé dans les ouvertures de certains bureaux de vote, l’arrivée tardive des équipements électoraux dans certains centres et bureaux… Mais la participation a été saluée par les observateurs nationaux et internationaux et surtout la mobilisation sans précédent des femmes et des vieilles personnes. Ce qui justifie, contrairement à d’autres, la promotion du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire au grade de général.

Retour sur un parcours de surdoué

Né à Bamako le 14 juillet 1972, le général Moussa Sinko Coulibaly est un officier au parcours exemplaire, disons l’un des plus brillants de sa génération en Afrique de l’ouest. Son parcours militaire l’aura conduit successivement au Prytanée militaire de Kati, aux classes préparatoires de La Flèche en France de 1990 à 1992, à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr où il est diplômé en 1995 et à l’École supérieure et d’application du génie (Esag) d’Angers en 1996 avec un brevet de chef de section du Génie militaire. De retour au pays, il sera nommé à 24 ans seulement instructeur permanent à l’École militaire interarmes (Emia) de Koulikoro, d’octobre 1996 à septembre 1998, puis commandant de compagnie de la 261e compagnie et de support de 2000 à 2001. D’autres formations suivront ce parcours classique à Accra au Ghana en 2006 pour un cours de planification opérationnelle Kaiptc en 2006 et à Yaoundé de 2009 à 2010, pour une formation au Collège interarmes de défense de Yaoundé, Jusqu’à sa nomination le lendemain du coup d’Etat, au poste de Directeur de cabinet du Président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (Cnrdre), le colonel Moussa Sinko Coulibaly était directeur de l’instruction de l’École de maintien de la paix depuis 2010. Polyglotte, le colonel Moussa Sinko Coulibaly parle couramment bambara, français, anglais et possède des connaissances en allemand et russe. A seulement 41 ans, d’autres beaux succès l’attendent car il est en train de sortir par la grande porte de la transition

Eric Michel

Le Prétoire du 19 Août 2013