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Notre pays a abrité la réunion préparatoire du comité de direction
de l’Association Cotonnière Africaine (ACA) les 19 et 20 février
2008. A cette occasion, la Compagnie Malienne pour le
Développement des Textiles (CMDT) a organisé un déjeuner de presse
le mercredi dernier à l’hôtel Salam.

C’était en présence des directeurs des sociétés cotonnières
africaines membres de l’ACA, des directeurs régionaux de la CMDT
et de plusieurs invités s’intéressant à la production cotonnière
africaine.

LES DEFIS DE LA FILIERE COTON

Rappelons qu’après les visites de courtoisie à messieurs les
ministres de l’Agriculture et des Finances, la réunion
préparatoire a été marquée par un échange sur le point des
préparatifs des sixièmes journées et l’examen du programme des
sixièmes journées de l’ACA, du rapport d’activités 2007 du
programme d’activité 2008 et du rapport financier 2007, du budget
2008.

Au déjeuner de presse, après que le président directeur général
de la CMDT, deuxième vice-président de l’ACA eût planté le décor,
le président de l’ACA M. Tiendrebeogo Célestin a rappelé que le
coton africain connait beaucoup de défis à cause des règles de
marché donc il faut poser les vraies diagnostics mais il ya des
perspectives.

BACHIR DIOP DU SENEGAL

Quant à Bachir Diop du Sénégal membre de l’ACA, il a surtout
souligné les défis auxquels sont confrontés l’ACA et les
exploitants producteurs de coton, comme la fertilité des sols ,
les recherches agronomiques (proposition des altenatives), les
règles des marchés mondiaux (augmentation des cours mondiaux).

Toute chose qui se traduit par la paupérisation à travers la
baisse de rendement économique et des revenus. Pour Mme Adotevi
Johama de la Côte d’Ivoire, il faut que les unités de production
soient plus performantes. Et il faut trouver des voies et moyens
pour voir comment faire de la valeur ajoutée pour notre coton.

MALOUM IBRAHIM DU TCHAD

A en croire M. Maloum Ibrahim du Tchad, premier vice-président de
l’ACA avec les subventions du coton américain, on a une offre
pléthorique de coton et que ce sont les Africains qui subissent les
effets pervers de ces subventions. Et cela malgré la qualité du
coton africain. Il a aussi souligné le problème de la parité entre
le dollar et le franc CFA.

Parlant des perspectives, le représentant de l’ACA il a souligné
qu’il ya de l’espoir à cause d’un certain nombre de phénomènes
comme l’arrivée de fonds d’investissements, la baisse des surfaces
cultivées en coton au profit du soja et autres.

Selon lui, au-délà
des actions de l’ACA, il faut au niveau de l’OMC prendre la tête
d’une initiative. Ces différentes interventions ont été suivies
par des questions.

LES REPONSES AUX QUESTIONS

A la question de savoir s’il est possible de trouver une autre
alternative, les conférenciers ont précisé que les réflexions sont
en cours. Avant de souligner qu’il n’est pas facile de changer
car, la culture du coton constitue la principale source de revenus
pour les paysans.

S’agissant de qualité du coton, ils ont souligné que le coton
africain est de meilleure qualité mais que ce sont les cours
mondiaux qui posent problèmes. A la question de savoir combien de
sociétés membres de l’ACA sont privatisées, ils ont signalé que la
plupart des sociétés membres ont privatisé ou sont en voie.

Parlant des menaces par rapport au secteur, ils ont précisé qu’il
y a le découragement des paysans et l’abandon de la culture. Mais
si le prix augmente il y aura une importante production de coton
parce qu’ils ont l’espace, la technique.

Après cette réunion préparatoire, renez-vous est donné pour les
13, 14 et 15 mars prochains pour la réunion du comité de direction
de l’ACA à Lusaka en Zambie.

Dado CAMARA

21 Février 20008.