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– Les militaires protestataires de Kati soumettent des doléances en plusieurs points au ministre

– Boubèye Maïga exige et obtient l’admission de l’officier Diallo à l’hôpital de Kati

Après les échauffourées de la journée du lundi, les militaires protestataires de Kati ont rencontré le ministre de la défense et des anciens combattants pour lui soumettre des doléances en plusieurs points. Ces doléances comprennent le passage à un grade supérieur, des primes de logement, l’accès aux soins de santé, le versement d’une indemnité aux familles des militaires envoyés au nord etc. Ils ont interpellé le ministre pour que cesse » la politique de deux poids deux mesures » dont semblent bénéficié certains membres de l’ex-CNRDRE au détriment de la majorité. Soumeylou Boubèye Maïga a exigé des protestataires de relâcher le Lt-colonel Mohamed El Habib Diallo avant d’examiner leurs doléances. Ce qui fut fait.

Cet officier proche du général Amadou Haya Sanogo blessé par balle à la cheville et au tibia a été relâché puis admis à l’hôpital de Kati pour recevoir des soins.

Selon un des proches de cet officier supérieur, homme de confiance du général Sanogo, un de ses bras droits dans le Comité de réforme et de suivi des forces de défense et de sécurité pour avoir été son secrétaire général, ses jours ne sont plus en danger. « Ses amis et sa famille s’affairent autour de lui, son état n’est pas critique contrairement à ce qui avait été annoncé » a déclaré Boubou Diallo un de ses frères.

En effet, après les échauffourées de la journée du lundi au cours desquelles certains matériels ont été emportés, d’autres saccagés et le lieutenant-colonel Mohamed El Habib Diallo kidnappé, les protestataires ont dépêché six des leurs au département de la défense et des anciens combattants pour soumettre à Soumeylou Boubèye Maïga leurs doléances.

Ce dernier a refusé de les recevoir tant que l’officier Diallo n’est pas relaxé. Faute d’alternative, ils ont accepté de le libérer.

Au ministre de la défense, les protestataires ont en plus de galons réclamé des primes de logement, l’accès aux soins de santé, l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, une indemnité pour les familles des militaires envoyés au nord qui ont tout perdu pendant l’occupation. Ils ont en outre dénoncé l’injustice qui leur est faite et déploré n’avoir pas bénéficié des mêmes avantages que certains de leurs camarades de la junte militaire. Ils ont enfin attiré l’attention des autorités pour que cesse « la politique de deux poids deux mesures ».

Le ministre de la défense et des anciens combattants sans rien promettre a déclaré qu’il va examiner ces préoccupations avant d’exhorter les plaignants à lui faire confiance. Aux dernières nouvelles, l’officier Diallo est rentré chez lui.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 2 Octobre 2013