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De nombreuses veuves expriment des sentiments d’indignation face à la suspension de leur pension de retraite par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de la Côte d’Ivoire. Elles seraient plus de 100 femmes dont les maris ont exercé en Côte d’Ivoire, à vivre cette situation depuis plusieurs trimestres.

Des sources proches du service des relations extérieures de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) du Mali indiquent qu’elles sont plus d’une centaine de veuves à avoir trois, voire quatre soldes trimestrielles suspendues par la CNPS.

En fait, la crise ivoirienne éclatée en 2002 a conduit de nombreux retraités maliens à effectuer le transfert de leurs soldes de la Côte d’Ivoire au Mali. La Côte d’Ivoire doit acheminer à la fin de chaque trimestre ces pensions à l’INPS. Mais depuis des mois, des retraités maliens surtout les veuves subissent un véritable calvaire dû à la suspension de leurs pensions trimestrielles.

On pouvait aisément deviner qu’il s’agissait d’un manque de fourniture de dossier nécessaire à la libération de la pension. Mais une dizaine de personnes (veuves) rapprochées par nos soins dans les locaux du service des relations extérieures de l’INPS, entre le 15 et le 26 octobre dernier, estiment avoir fourni les documents nécessaires pour la libération de la pension.

Il s’agit notamment d’une demande de rétablissement de la pension accompagnée de certificats de vie ; de non divorce, non remariage et non séparation de corps ; ainsi que les copies du dernier bulletin de paiement et de la carte CNPS.

La direction du service des relations extérieures du centre secondaire de l’INPS de la commune III, où les retraités de l’extérieur du pays perçoivent leur pensions, estime que les dossiers de réclamation des pensions suspendues sont envoyés en Côte d’Ivoire chaque trimestre. Mais le résultat de la réclamation n’a jamais couvert la totalité des demandeurs.


Seydou Coulibaly

30 octobre 2007.