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L’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade rentre mercredi à Dakar après près de deux années passées en France depuis sa défaite à la présidentielle de 2012 pour soutenir son fils et ancien ministre Karim, emprisonné et qui doit être jugé pour enrichissement illicite présumé. Il est attendu dans l’après-midi à Dakar où il a prévu de tenir un meeting après une arrivée que son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS) veut « populaire ». Meeting qu’il a bien l’intention de tenir en dépit de son interdiction par le préfet de Dakar par crainte de troubles « à l’ordre public ». Le nouveau pouvoir sénégalais, qui a déclenché une traque des biens présumés mal acquis, l’a mis en garde. « On aurait bien aimé l’accueillir comme un ancien chef d’État » mais il a « fait l’option d’un retour politique (…) Personne ne doit jouer à déstabiliser le pays. Ce n’est conforme ni à son âge, encore moins à son statut d’ancien chef d’État », a dit le porte-parole du parti présidentiel, Seydou Guèye, à une radio locale. Outre le soutien à son fils « Wade est secrétaire général d’un parti qui se prépare (à aller) aux élections locales » et « il a l’obligation de venir soutenir » sa formation, selon Serigne Mbacké Ndiaye, son porte-parole. Des élections locales sont prévues le 29 juin. Le PDS contrôle plusieurs communes et régions mais il traverse une période de turbulence depuis la chute de Wade père. AFP.