Partager


La rétention des notes des examens de fin d’année par les professeurs de l’enseignement supérieur constitue, aujourd’hui, un goulot d’étranglement pour notre système éducatif. Après la levée du mot d’ordre de grève illimité, les syndicalistes retiennent les notes d’examen des étudiants.

Ce feuilleton qui a commencé depuis belle lurette n’est pas prêt de s’arrêter. Les syndicalistes exigent 150 000 F CFA en guise de prime liée aux tâches examens. Alors que le gouvernement leur propose 60 000 f CFA. La semaine dernière le nouveau ministre de l’Enseignement secondaire supérieur et de la recherche scientifique, Amadou Touré, a rencontré les syndicalistes. A leur tête, le Secrétaire général du SYNESUP, Abdou Mallé.

Le point de discorde entre les syndicalistes et les autorités est lié aux tâches d’examen. De la, il s’agit du dépouillement et du calcul des notes d’examens. Dans le temps, le SYNESUP avait demandé une prime de 150 000 f CFA par personne. Le gouvernement avait proposé 50 000 F CFA. Après négociation, la somme est passée à 60 000 F CFA. Une somme que les syndicalistes trouve dérisoire.

Pour le département de l’éducation, il est temps d’accepter les 60 000 F CFA car c’est la première fois que le gouvernement donne des frais liés aux tâches d’examen et le département n’est pas en mesure de dépasser cette somme. Dans la mesure où cette tâche est volontaire et n’est pas imposée aux enseignements.

Si la grève est un droit, la rétention des notes est un abus de pouvoir. Le constat est que, certains enseignants ont déjà déposé leurs copies corrigées des feuilles d’examen. C’est une poignée de personnes qui ont pris en otage l’école malienne et, par conséquent, le devenir de la jeunesse.

Une chose est sûre, les syndicalistes doivent éviter de tomber dans l’excès.

Ramata TEMBELY

13 novembre 2007.