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L’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) a perdu quatre députés pour fraudes électorales. Mais c’est la non-réélection du président de son groupe parlementaire, Moustapha Dicko dans son fief de Douentza, qui chagrine le plus le parti de l’Abeille.

L’Adéma/PASJ avait remporté le scrutin dans les circonscriptions électorales de Koulikoro, Goundam et Tombouctou. Mais elle a finalement perdu ses élus après l’examen des différentes requêtes en annulation formulées par des partis politiques ou candidats indépendants.

La Cour constitutionnelle a conclu que le scrutin, dans les circonscriptions de Koulikoro, Goundam et Tombouctou, a été émaillé de fraudes et a procédé à l’annulation et au réaménagement des résultats du scrutin. Ainsi, l’Adéma perd quatre députés.

Cette « saignée » ne semble pas émouvoir outre mesure le parti qui reste toujours la première force à l’Assemblée nationale avec 51 députés. « Nous constatons que l’Adéma a perdu quatre députés et nous en prenons acte », indique Marimantia Diarra, secrétaire général de l’Adéma qui regrette que son parti « n’a pas obtenu de député à Kéniéba, Ansongo et surtout Douentza ».

Dans cette dernière circonscription, la liste Adéma était conduite par le président du groupe parlementaire l’honorable Moustapha Dicko. Cette défaite reste une arête dans la gorge de la formation dirigée par Dioncounda Traoré

Toutefois, pour Dialla Danioko, le secrétaire à la communication, « l’Adéma ne commente pas la décision de la Cour constitutionnelle ». Il ajoute que « nous acceptons les verdicts de la Cour constitutionnelle. Le comité exécutif ne s’est pas encore réuni. Mais l’Adéma accepte le verdict ». « L’Adéma est le premier parti de la place. Les élections ont confirmé notre position. Nous continuerons à travailler pour conforter cette position », conclut-il.

Sidiki Doumbia
(stagiaire)

14 août 2007.