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De sources bien introduites, le président de la République va bientôt dissoudre ou réaménager les cellules de la présidence de la République. Les raisons de ce réaménagement technique suscitent diverses appréhensions parmi lesquelles le besoin de gommer les traces du régime ATT.

Le chef de l’Etat vient de dissoudre les sept cellules de la présidence de la République. Il s’agit de la Cellule communication et relations publiques, la cellule diplomatique, la cellule sécurité, la cellule agriculture et développement rural, la cellule équipement et infrastructure et la cellule affaires administratives et judiciaires.

Ces cellules étaient chargées d’analyser les dossiers provenant de différents ministères pour permettre au président de la République de se prononcer sur chacun des domaines concernés en toute connaissance de cause.

Ces structures administratives de la présidence de la République étaient animées par des conseillers techniques et des chargés de missions. Avec leur dissolution, ce sont 40 à 45 cadres qui se retrouvent au chômage technique, c’est-à-dire remis à la disposition de leurs ministères respectifs.

C’est le cas des conseillers techniques et de certains chargés de missions. Il faut signaler que certains parmi ces cadres de Koulouba, certains ont été rappelés hier pour leur notifier qu’ils sont » … gardés à la présidence « .

Il semble que ces cellules sont budgétivores et n’ont aucune efficience sur l’accomplissement des missions qui leur sont dévolues. S’il apparaît que certaines cellules, comme la CASCA, ont prouvé leur inefficacité du fait du chevauchement constaté entre certaines structures de contrôle de la gouvernance, on se perd en conjectures par rapport aux intentions réelles du chef de l’Etat concernant ces réformes.

Au plan purement administratif, on murmure que la restructuration qui va s’opérer bientôt ne permettra pas d’appliquer le principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut « .

Ceci d’autant que certains cadres ayant déjà acquis de l’expérience dans ces services vont être éjectés au profit de certains amis politiques.

Or, parmi eux, très peu ont la compétence requise. Ils passeront des mois voire des années à se faire la main avant de remplir éventuellement les missions à eux confiées.

Selon nos sources, certaines cellules pourraient être reconverties avec une réduction de l’effectif du personnel au sein de départements ministériels.

En dehors de l’argument fondé sur l’efficience des cellules concernées, le nouveau président de la République veut faire du neuf en se séparant de plusieurs collaborateurs de l’ancien locataire du palais de Koulouba, le président Amadou Toumani Touré. Il semble que les exigences du changement passent aussi par un renouvellement des cadres de la présidence.

Pour peu que IBK ne fasse pas remplacer des … sorciers par des voleurs ou vice versa ! Dans tous les cas, plusieurs hauts cadres vont devoir grincer les dents…

Rappelons que la présidence de la République comprend le Secrétariat général, l’Etat-major particulier du président de la République, le Cabinet du président de la République, la Direction générale de la Sécurité d’Etat, la Grande Chancellerie des ordres nationaux. Et les cellules dépendent du Secrétariat général du gouvernement.

Il faut qu’au départ d’ATT, Koulouba comptait 9 cellules. Pour des contraintes budgétaires, lors de la présidence intérimaire du Pr Dioncounda Traoré, le ministre et Secrétaire général Ousmane Sy a ramené le nombre de ces cellules à sept.

Bruno Djito SEGBEDJI

L’indépendant du 30 Octobre 2013