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Sur financement du Programme “sécuriser le Futur” de la Fondation Bristol Myers Squibb l’ISED (Institut de Santé et de Développement) de l’université Cheick Anta Diop de Dakar organise une formation à l’intention de 120 prestataires de santé du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Sénégal en raison de 30 personnes par pays.

Cette formation qui a débuté en 2005 a concerné six promotions de 20 personnes chacune et s’est étalée sur 12 mois avec 3 phases ; une partie théorique de 3 mois, un stage pratique sur terrain de 7 mois, une préparation et une soutenance d’un mémoire pour une période de 2 mois.

Trois ans après

Trois ans après et au terme de la formation de la sixième promotion, l’ISED et son partenaire “Sécuriser le Futur” organise dans chacun des quatre pays concernés une journée de restitution de tous les travaux de recherche menés par les stagiaires durant leur formation. C’est le lundi 5 mai 2008 que s’est tenue à l’Hôtel Salam la journée de restitution de notre pays.

Elle a été couplée à celle de trois études de recherche commanditées menées par la cellule sectorielle de lutte contre le Sida du ministère de la Santé qui sont :
l’impact du VIH sur les secteurs de la santé, l’éducation, les accidents d’exposition au sang dans les hôpitaux de Bamako et de Kati.

Cette journée a enregistré la présence des représentants de la cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida du ministère de la Santé, du Haut Conseil National de Lutte contre le VIH/Sida, des associations de personnes vivant le VIH, des ONG et associations oeuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida et les 29 des 30 stagiaires qui ont reçu leur Diplôme Supérieur de Gestion des Programmes de Santé au niveau communautaire (DSGSC).

Les Objectifs

Cette journée avait comme entre autres objectifs de diffuser et partager les résultats des études de recherche des étudiants maliens de l’ISED et de trois études de la cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida du ministère de la Santé dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge du VIH au Mali, de présenter les travaux réalisés au Sénégal dans le cadre du DSGSC, de faire le plaidoyer auprès des partenaires pour l’extension du DSGSC.

Ainsi après une journée d’échange sur les résultats des études et sur le bilan du DSGSC, les organisateurs de la journée de restitution ont organisé une conférence de presse. Ce fut une occasion pour eux d’informer l’opinion nationale et internationale sur les résultats des études de recherche des étudiants, les travaux réalisés dans le cadre du DSGSC.

Deux interventions

A cet effet, le coordinateur de la cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida du ministère de la Santé Dr Aliou Sylla et la directrice de l’ISED Pr. Anta Tall Dia ont tour à tour parlé de trois études de la cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida du ministère de la Santé dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge du VIH au Mali et l’organisation de cette formation.

Ainsi, après ses mots introductifs, les organisateurs se sont prêtés aux questions des journalistes. Par rapport aux critères de choix des stagiaires, les organisateurs ont précisé qu’il fallait avoir un niveau requis (bac plus 3). Parlant du nombre de stagiaires maliens qui ont participé à cette formation, ils ont précisé que 30 étudiants ont participé à la formation et 29 ont reçu leur DSGSC.

S’agissant de l’impact de cette formation, les organisateurs ont souligné qu’ils ont l’espoir que cette formation fera bouger les indicateurs par rapport à la lutte contre le VIH/Sida. Avant de rappeler qu’au terme de formation chaque étudiant a élaboré un plan d’actions en fonction des problèmes identifiés au cours de la formation.

En ce qui concerne le contenu de la formation, le Pr Anta Tall Dia de l’ISED a souligné que c’est une formation de niveau maîtrise sur entre autres l’épidémiologie, la biologie, la planification, la gestion. Parlant des vécus de la formation, les récipiendaires ont souligné la qualité des enseignements qui leur ont permis d’obtenir le DSGSC.


Dado CAMARA

07 Mai 2008