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Sur les quatre unités industrielles visitées mercredi dernier par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (Dnacpn), Batex-ci et Tamak ne disposent d’aucun dispositif pour la gestion de leurs eaux usées.

A la suite du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (Dnacpn), Félix Dakouo, s’est rendu le 18 juin 2008 dans certaines unités industrielles situées en Zone industrielle. Il s’agit de Batex-ci, de l’Industrie malienne de tannerie (Imat), de la Tannerie Mamadou Kéita (Tamak) et de la Nouvelle tannerie du Mali (Sotamali).

Pour la circonstance, le directeur de la Dnacpn s’est fait accompagner d’une délégation composée du directeur régional de l’assainissement du district, Amadou Tandia, du directeur de la zone d’épuration de la Zone industrielle, Lamine Théra, et du chef service assainissement de la Commune II, Lamine Sangaré.

A travers cette visite de terrain, le tout nouveau patron de la Dnacpn voulait constater de visu comment les différentes unités industrielles gèrent leurs effluents. « Ma visite s’inscrit à la fois dans le cadre d’une prise de contact mais également de savoir dans quelle mesure vous gérez les eaux usées.

Ma présence dans vos différentes unités industrielles ne relève pas du hasard. Elle découle du fait que vous êtes parmi des usines qui dégagent beaucoup plus de polluants », a déclaré Félix Dakouo. Pour lui, la gestion des effluents doit être prise à bras le corps pour éviter aux populations des problèmes de santé publique.

Connaissant le degré de pollution des unités industrielles, le directeur de la Dnacpn a demandé aux différentes unités industrielles de toujours faire un pré-traitement de leurs effluents avant toute connexion à la station d’épuration. Car, dira-t-il, « la loi leur fait obligation de faire le traitement de leurs effluents avant tout rejet ».

La visite a permis au directeur de la Dnacpn et à sa délégation de se rendre compte que Batex-ci n’a aucun dispositif pour la gestion de ses effluents. Là-bas, les eaux usées sont déversées n’importe comment sur un rayon de 2 hectares. Il en est de même pour Tamak. Une situation qui, aux dires du visiteur, ne saurait continuer.

En revanche, il existe au niveau de la Nouvelle tannerie et de l’Imat des dispositifs de pré-traitement mais qui sont défectueux. De Batex-ci à la Sotamali en passant par l’Imat, la Tamak, M. Dakouo s’est montré exigeant en insistant sur le respect des normes environnementales. « Faites tout pour prendre des dispositions de traitement pour éviter toute forme de pollution », leur a-t-il conseillé.

Les responsables des unités industrielles visitées, se sont engagés à respecter à la lettre les observations formulées par le directeur de la Dnacpn dans la mesure où, ont-il reconnu, « l’environnement doit être protégé ».


Mohamed Daou

23 Juin 2008