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Le vendredi 23 mai 2014, dans la salle Aoua Keïta de l’Assemblée nationale du Mali, le réseau des femmes parlementaires du Mali a fait une déclaration par rapport à la situation qui prévaut actuellement à Kidal. La présidente du Réseau, Mme Haïdara, Honorable Aïchata Cissé a exigé la reprise du dialogue inclusif entre les deux parties (gouvernement malien et groupes armés). C’était en présence du vice-président de l’hémicycle, Mamadou Tounkara et d’autres personnalités.

En ces moments douloureux pour le Mali tout entier, le Réseau des Femmes Parlementaires, par la voix de sa présidente, Honorable Haïdara Aïchata Cissé (Chato) a déploré les pertes humaines suite à ces évènements tragiques. Avant de demander la mobilisation de la communauté nationale et internationale pour la libération des otages dans les plus brefs délais.

Dans leur déclaration, le réseau des femmes parlementaires exige la reprise du dialogue inclusif, tout en exhortant l’ensemble des organisations de la société civile du Mali à jouer pleinement son rôle d’apaisement, de médiation et de défense des intérêts du peuple. L’honorable Haïdara Aïchata Cissé (Chato) a, aussi, encouragé l’Assemblée Nationale à mettre en œuvre son intention de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour situer les responsabilités par rapport à ce qui s’est passé lors de la visite du premier ministre à Kidal.

Par la suite, elle exigera le cantonnement et le désarmement des groupes armés et invite la Minusma et la force Serval à aider le gouvernement dans ce sens. Selon Chato, le Réseau des Femmes Parlementaires, conscient de la gravité de la situation, tient à affirmer son soutien au Président de la République, au premier Ministre et à son Gouvernement. « Les femmes parlementaires réaffirment ses encouragements au gouvernement à poursuivre sa logique d’exercice de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire», a déclaré la présidente du réseau.

Avant d’ajouter qu’elles apportent leur soutien sans faille à nos forces armées et de sécurité. Les femmes parlementaires ont remercié la communauté internationale pour son aide au Mali depuis le début des hostilités et l’exhorte à s’impliquer d’avantage dans la résolution de la crise en posant des actes de nature à rassurer les Maliens conformément au chapitre VII de la résolution 2100 des Nations Unies. « Oh ! Femmes du Mali, toujours premières victimes des guerres à travers les viols dont elles sont victimes ; l’assassinat de leurs époux, frère, fils, petits fils. Levons-nous comme un seul homme pour sauver notre patrie, cette patrie qui nous a tout donné et à qui on doit tout », a conclu la présidente du réseau.

Aguibou Sogodogo

27 Mai 2014