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Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi des militaires rwandais de soutien à une mutinerie en cours dans l’est de la République démocratique du Congo, des accusations qualifiées d’« irresponsables » par Kigali. Selon l’organisation basée à New York, les militaires ont permis à Ntaganda d’entrer au Rwanda, l’ont approvisionné en fusils d’assaut, grenades, mitrailleuses et artillerie anti-aérienne. Ils lui auraient aussi fourni 200 à 300 recrues, dont des civils enrôlés de force et des enfants de moins de 18 ans. L’organisation de défense des droits de l’Homme demande au Rwanda de « cesser d’aider un criminel de guerre présumé ». Approvisionner ses forces en armes « va à l’encontre de l’embargo sur les armes du Conseil de sécurité des Nations unies », ajoute-t-elle. Kigali avait réagi avant même la publication officielle du rapport, estimant que « les mots irresponsables de lobbies comme Human Rights Watch ne sont pas moins dangereux que des balles ou des machettes. » Depuis début avril, des soldats et officiers issus de l’ex-rébellion tutsi-congolaise du CNDP, intégrée début 2009 dans l’armée congolaise après un accord de paix, ont fait défection et affrontent les forces loyalistes dans la province du Nord-Kivu. AFP.