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L’histoire du port du casque au Mali ressemble à deux autres histoires bien connues. La première, c’est celle du serpent de mer.
C’est un serpent qui surgit tout d’un coup et effraie son monde avant de disparaître sous l’eau pour apparaître encore plus loin ou beaucoup plus tard. Il fait seulement peur pour un moment où il suscite des commentaires pour la période mais après, chacun peut vaquer à ses affaires. La deuxième histoire est sous forme de proverbe bambara : un chat qui ne veut pas avouer sa peur peut toujours arguer qu’une souris l’a mordu à la bouche (çà, c’est fait !).

L’histoire du port de casques au Mali s’assimile donc au manque de courage et à une éternelle reculade. Les casques ont été imposés un moment, mais cela n’a été que de courte durée.

De la nécessité du port du casque, tout le monde en parle ; de la nécessité de le rendre obligatoire et de sévir face aux contrevenants, tout le monde est d’accord. Mais de la nécessité d’agir et de l’appliquer, la frilosité l’emporte chez tout le monde.

Mauvaise coïncidence ! Le rallye qui arrive chez nous ces jours-ci nous offre justement un formidable moment de pédagogie ; le port du casque n’est pas seulement obligatoire pour les seuls concurrents à motos, il l’est également pour les conducteurs de voitures et même de… camions. C’est dire…

HAIDARA ML

18 janvier 2006.