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En effet, les juges de la Cour d’appel de Tunisie, ont reporté leur délibéré sur sa mise en liberté provisoire, à la semaine prochaine, invoquant leur droit de grève. C’est dire si l’homme battra sa campagne électorale pour le second tour de l’élection présidentielle, depuis sa cellule de prison, tout comme d’ailleurs il en avait été le cas au premier tour. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette décision de la Justice constitue une douche froide pour Nabil Karaoui qui avait déjà été débouté sur la même affaire par la Cour d’appel le 3 septembre dernier, une décision confirmée 10 jours plus tard par la Cour de cassation. Elle constitue aussi une douche froide pour ses nombreux partisans et sympathisants qui peuvent se sentir orphelins ou égarés, comme des brebis en l’absence de leur pâtre. Sans nul doute peut-on aussi rencontrer les mêmes sentiments d’incompréhension et de confusion chez certains acteurs de la communauté internationale comme l’Union européenne qui, au nom de la présomption d’innocence et de l’égalité de chances des candidats, donnaient de la voix pour demander la relaxe de l’homme d’affaires poursuivi pour blanchiment d’argent et évasion fiscale. Mais faut-il pour autant faire le requiem de Nabil Karoui pour ce scrutin ? La sagesse tirée de la fable dit « qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué »…LePays