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S’il ya une solution pour répondre à la crise mondiale, c’est bien l’appui aux unités production. En plus, il faut souligner qu’aucun pays ne se développe avec l’importation, mais il faut créer la valeur ajoutée. Malheureusement notre pays importe plus qu’il ne produit. Et les unités industrielles sont affaiblies à cause du coût élévé de la production et du comportement pas très correct des cadres qui n’ont aucun sens du patriotisme.

Il faut rappeler que le marché malien est inondé de produits étrangers de toutes sortes : piles, cahiers, tissus, savon, sucre, huile, pour ne citer que ceux-ci. Et pourtant, notre pays a au moins une unité de fabrication de ces produits, mais ces unités sont pour la plupart fermées ou affaiblies. Ce qu’il faut surtout déplorer, c’est que les unités de production existantes ne sont pas appuyées car, elles sont exposées à la concurrence déloyale sans aucun arbitrage.


Des cas d’exemples

Doit-on souligner que BATEXCI et la COMATEX ont du mal à écouler leurs produits? Et ce n’est pas parce que leurs produits ne sont pas de bonne qualité mais parce que ces produits sont chers à cause du coût élevé de la production (électricité, eau, taxes). A tout cela s’ajoute la concurrence déloyale. Généralement les commerçants importateurs ne déclarent pas tous les marchandises et cela avec la complicité de certains cadres de ce pays.

Ce qui leur permet de vendre à un prix raisonnable. Aussi, compte tenu de leurs revenus faibles, les consommateurs maliens prefèrent le moins cher. A ce rythme, si rien n’est fait, BATEXCI et la COMATEX mettront la clé sous le paillasson. Toute chose qui va entrainer d’autres problèmes avec des centaines de chefs de famille qui vont se retrouver en chômage.


Bientôt des cahiers importes pour concurrencer

A partir du mois d’août on déversera des cahiers de toutes sortes sur le marché. Et les autorités compétentes doivent faire quelque chose pour protèger la seule usine qui produit le cahier. Aussi, malgré l’existence de HUICOMA et de la société de fabrication du savon “B T”, le marché inondé de savon importé des pays limitrophes.

Les piles Hellessens et Massa se battent chaque jour pour faire face à la concurrence déloyale. Et cela cause du comportement pas très correct des cadres qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts en facilitant les choses aux importateurs, sachant bien que les unités industrielles existantes font face au coût élevé de la production.

La production d’huile, un problème de santé publique

S’il y a un problème auquel le gouvernement malien ne doit pas tarder à trouver une solution, c’est bien la production de l’huile. En plus de la concurrence déloyale, la production impropre entraine un problème de santé publique au niveau des consommateurs.

Selon les informations des associations des consommateurs, la majorité des huiles produites dans notre pays sont impropres à la consommation. Autrement dit, la plupart des unités de production d’huile ne disposent pas la chaine complète de production. Donc dans ces huiles les éléments toxiques ne sont pas totalement éliminés. Malgré cette défaillance dont personne n’est épargné des conséquences néfastes, des cadres continuent à soutenir ces huilleries à cause de leurs propres intérêts.

A tout cela s’ajoute l’importation des huiles dont les origines sont méconnues. Généralement sur les emballages on ne retrouve aucune indication sur l’origine, la composition de ces huiles qu’on consomme aveuglement. Alors bonjour les dégâts (cancer, impuissante, hypertension, stérilité,… Pourquoi consommer l’huile impropre alors qu’il y a HUICOMA la première et grande huillerie du pays?


Huicoma peut mieux faire avec l’appui de l’état

Selon nos sources, la capacité de production d’huile de HUICOMA est de 14 000 tonnes de graine de coton par jour et cette usine dispose de la chaine complète de production pour mettre à la disposition des consommateurs de l’huile propre à la consommation et contenant des éléments nutritifs.

Alors pourquoi ne pas appuyer HUICOMA pour la santé des consommateurs et la lutte contre la pauvreté lorsqu’on sait que cette entreprise emploie des milliers de chefs de famille et rapporte plus à l’Etat.

Vu sa taille et son apport pour l’économie malienne avec la crise de la graine de coton, l’Etat doit accorder des faveurs à HUICOMA par rapport à la fourniture de la graine de coton. Pour faire face à la crise mondiale, le gouvernement, en plus de l’initiative riz, doit appuyer les unités industrielles au lieu d’exonorer tout le temps les opérations d’importation.

Surtout que les importateurs ne sont pas toujours honnêtes dans leurs actions. En plus, ce que ces importateurs gagnent ne profitent qu’à eux et à leur entourage, alors que les sociétés industrielles en plus du paiement de droits et taxes créént la valeur ajoutée et luttent contre la pauvreté à travers la création d’emploi.

Elles contribuent ainsi au développement d’autres entreprises ou sociétés comme EDM-SA à cause de leur consommation d’eau et d’électricité. Pour toutes ces raisons, il y a lieu de revoir les relations Etat-sociétés et entreprises.


Dado CAMARA

23 Juin 2008