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En attendant les résultats provisoires officiels et les éventuels réajustements de la Cour constitutionnelle, le décompte à l’issue du second tour des élections législatives donne en tête le RPM avec 60 députés à l’Assemblée nationale. Il est suivi de l’ADEMA, qui s’adjuge 21 sièges, l’URD, 17 sièges. Viennent ensuite les Fare Anka wili 6 députés, la CODEM avec 5 sièges, le CNID 4, l’ASMA et le parti SADI 4, le PARENA 3, YELEMA 2. Les autres partis et les indépendants se partagent les 16 sièges restants.

A défaut d’avoir à lui seul la majorité absolue (74) des 147 sièges que compte l’Assemblée nationale, le Rassemblement pour le Mali (RPM) vient de se tailler la part du lion au sein de la représentation nationale.

Ainsi, à l’issue du second tour des législatives, qui s’est déroulé le dimanche 15 décembre, les premiers résultats donnent 60 sièges au parti du président Ibrahim Boubacar Kéita. Le RPM a raflé la mise à Kati avec 5 sièges, 5 autres sièges à Sikasso. Il enlève aussi les 5 sièges de Ségou, les 4 députés de San, les 4 de Kita, les 3 de Bafoulabé. Le parti présidentiel s’adjuge deux sièges dans chacune des circonscriptions suivantes : Kéniéba, Koulikoro, Kolokani, Dioïla, Bla, Commune II, Commune IV, Commune V et commune VI.

Enfin, le parti du tisserand gagne un siège à Nioro, Kangaba, Yanfolila, à Yorosso, Tominian, Mopti, Tenenkou, Bandiagara, Koro, Youwarou, Goundam, Bourem, Tin Essako, Abeibara et en commune III du district de Bamako. Soit au total 60 députés dont les plus en vue sont Mamadou Diarrassouba, élu au 1er tour à Dioïla, qui signe son retour à Bagadadji après y avoir traîné sa bosse pendant la législature 2002-2007. Le fils du chef de l’Etat, Karim Kéita, élu en commune II, le président des jeunes du parti, Moussa Timbiné, élu en commune V, seront aussi des attractions parmi les députés du RPM.

De la cinquantaine de sièges dans la législature qui finit, l’ADEMA-PASJ arrive en 2ème position avec 21 députés. Le parti de l’abeille gagne deux sièges à Kati avec Seydou Coulibaly et Tiassé Coulibaly, deux à Nara avec Mme Traoré Oumou Sangaré et Boubacar Mangara, deux autres à Koutiala avec Abdoulaye Dembélé et Bakary Koné, qui rempile à Bagadadji. Le parti rouge et blanc s’adjuge aussi deux sièges de députés à Gao à travers l’élection de l’inusable Assarid Ag Imbarcaouane et le retour d’Abouzéidi Ousmane Maïga. Deux sièges à Koro sont remportés par les abeilles avec Youssouf Aya et le retour à l’Hémicycle de Issa Togo (législature 2002-2007). Enfin, dans chacune des circonscriptions de Kayes (Mahamadou Cissé dit Bagagnoa), Diéma (Mody Fofana), Yélimané, Kolokani, Dioïla, Yanfolila, Yorosso, Mopti, Bandiagara, Tombouctou et Goundam où l’élection de Oumarou Ag Ibrahim Haïdara semble encore contestée.

L’URD a à son compteur 17 députés dont le plus célèbre est Soumaïla Cissé, élu dès le premier tour à Niafunké. Son colistier, Dédéou Traoré siègera parmi les 15 autres, dont Moussa Cissé, qui rempile à Kayes, Mahamadou Hawa Gassama signant son maintien à l’Hémicycle à Yélimané. Les autres députés du parti de la poignée de mains proviennent de Djenné (Habib Sofara et Sékou Kadri Cissé), Banamba (Malamine Wagué), Bougouni, Koutiala, Bankass, Douentza, Ténenkou (avec l’ancien ministre des Mines Amadou Cissé dit Djadjiri), Diré, Gourma Rharous, Ansongo avec le retour d’Abdoul Malick Seydou Diallo), Dioïla et Baraouéli avec Mody N’Diaye, qui rempile.

Les autres formations politiques obtiennent moins de dix sièges. Il s’agit des FARE de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, 6 députés ; de la CODEM avec 5 sièges. Aux partis comme le CNID 4, SADI 4, ASMA 4, PARENA 3, PDES 3, MPR 3, YELEMA 2 s’ajoutent d’autres formations lilliputiennes comme la CDS, l’Um-RDA, l’UDD qui ont chacun un siège. Sans oublier les indépendants que les partis sont en train de démarcher activement.

Bruno SEGBEDJI

L’Indépendant du 18 Décembre 2013