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Le thème retenu cette année traduit la volonté des avocats de contribuer à la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles

jpg_barreau.jpgLe ministre de la Justice, Maharafa Traoré, a présidé hier, au nom du président de la République, la cérémonie d’ouverture de la rentrée solennelle du barreau de l’Ordre des avocats du Mali. La cérémonie s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako en présence de nombre de responsables du monde judiciaire. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Issiaka Keita, les anciens bâtonniers, de nombreux responsables administratifs et des représentants de barreaux africains et du Comité international du barreau, étaient également présents à la cérémonie.

Prennent part à la rencontre, des avocats venus de la sous-région (Côte d’Ivoire, Togo, Bénin), du reste de l’Afrique, d’Europe et même d’Amérique. Pendant trois jours, ces professionnels de la justice vont discuter de l’Etat de droit et de la démocratie dans nos pays à travers un colloque dont le thème est particulièrement d’actualité : « Quelles élections pour la construction d’Etats démocratiques en Afrique ? ».

La rentrée solennelle du barreau est devenue au fil du temps un rendez-vous international d’échanges d’expériences, mais aussi et surtout de communion entre professionnels et acteurs du domaine de la justice, a noté le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Issiaka Keita. Le thème retenu pour cette année traduit la ferme volonté des hommes en noir de contribuer à la réussite d’élections libres, transparentes et crédibles, mais aussi et surtout à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays. L’avocat, relève-t-il, a un rôle important à jouer dans l’équilibre social lorsqu’il dispose de toutes les expertises nécessaires.

Aujourd’hui, le métier est en perpétuelle évolution. « L’avocat a besoin d’une remise en cause, d’une formation continue. C’est une exigence pour nos clients auxquels nous devons compétence et assistance », a précisé à ce propos Me Issiaka Keita. Le bâtonnier a souligné la place et le rôle que doivent occuper les avocats. Ce sont, de son point de vue, des bâtisseurs d’une cité juste et équitable et les avocats du Mali sont engagés dans cette dynamique.

La mise en œuvre de projets structurants, notamment la création d’une caisse de renouvellement pécuniaire des avocats (CARPA), de la « Maison de l’avocat » sont autant d’urgences dont la recherche de solution permettra d’assurer une modernisation du métier d’avocat en phase avec le monde judiciaire, a estimé Me Issiaka Keita. Le ministre de la Justice a remercié l’Ordre des avocats pour une initiative qui traduit la vitalité et l’engagement des hommes de droit en faveur d’une justice crédible au service du justiciable.

« L’avocat, c’est d’abord une voix, un arbitre, un conseil, un médiateur mais aussi un acteur du développement. Il participe à la garantie des principes en vigueur au sein d’une société démocratique dans laquelle chacun dispose d’un droit inaliénable à voir ses intérêts défendus. Fort de son attachement aux valeurs traditionnelles de liberté et de respect des droits fondamentaux, l’avocat est et demeure un acteur incontournable dans un monde de plus en plus globalisé où la justice est le seul rempart du citoyen », a souligné Maharafa Traoré.

Le ministre de la Justice a félicité le barreau pour le choix d’un thème qui fait plus que l’actualité dans notre pays en cette veille des élections générales d’avril prochain. La cérémonie a été l’occasion pour l’Ordre des avocats du Mali de rendre hommage aux anciens du métier. Maîtres Fanta Sylla et Mountaga Tall ont ainsi été décorés. Des secrétaires de conférence ont également été distingués au cours de la rencontre.

Vendredi 17 février 2012, par Lassine Diarra

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