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Décidément dans ce pays la vie d’un citoyen lambda relève toujours d’un parcours du combattant. Les prix des produits de premières nécessités augmentent du jour au lendemain, à tel enseigne que dans certaines familles, on ne mange plus les trois repas normaux dans la journée. En plus de cette difficulté que les parents d’élèves cherchent à surmonter, la rentrée scolaire est venue s’ajouter, ils sont entrain de préparer les trousseaux scolaires avec les maigres moyens qu’ils disposent. Cela constitue un véritable casse tête pour les parents d’élèves dans la mesure où la rentrée de cette année coïncide avec la fête de tabaski.

Depuis le 2 octobre dernier la rentrée des classes pour l’année scolaire 2013- 2014 est effective sur toute l’étendue du territoire du Mali. La particularité de cette rentrée réside dans le fait que les exigences de la fête de tabaski se présentent en même temps. Les parents d’élèves ne dorment désormais qu’avec un seul œil. Ils s’inquiètent pour les différentes dépenses scolaires à effectuer pour que les enfants puissent aller à l’école. A chaque ouverture des classes les dépenses des élèves constituent une épine dans le pied des parents, une véritable source de dépenses. Ces dépenses sont entres autres les fournitures scolaires, la tenue scolaire, les frais d’écolage pour ceux dont les enfants fréquentent les écoles privées. Une situation très difficile à pouvoir joindre les deux bouts pour qui connait le revenu des maliens combiens misérables. Au delà des dépenses pour la rentrée scolaire dans quelques jours nous célébrerons la fête de tabaski, un autre calvaire. Des dépenses supplémentaires qui viennent accentuer les difficultés des parents. Comment faire face à tout cela ?

Pour la fête de tabaski de cette année les moutons sont trop chers. On se demande même si tous les fidèles musulmans auront les moyens de s’acquitter de ce sacrifice divin qui recommande d’immoler un mouton. Comparativement aux autres années à quelques jours de la fête de tabaski, on remarque que les rues de Bamako sont inondées par les vendeurs de moutons. Mais cette année à quelques encablures de la tabaski le constat est autre chose, ces vendeurs se font rares. Cela s’explique par le fait que les prix des moutons sont très élevés. Ces deux fardeaux constituent aujourd’hui un cauchemar pour les maliens. Le président de la République doit faire face urgemment à la cherté de la vie pour le bonheur de tous les maliens. Ce peuple qui vous a élu souffre dans son âme.

Ousmane Cissé

Waati du 3 Octobre 2013