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Dans quelques jours, la rentrée scolaire 2018-2019 s’effectuera au Mali. Mais il se trouve qu’au centre et au Nord du Mali, des inquiétudes demeurent quant à l’ouverture des classes car des centaines des classes sont fermées dans ces localités. Selon Studio Tamani, au moins 750 écoles sont fermées au Nord et au centre du Mali et environ deux millions d’enfants sont privés d’éducation dans lesdites localités.

A Mopti, poursuit Studio Tamani, sur les 685 écoles de l’académie d’enseignement de la ville, environ 265 étaient fermées au cours de l’année scolaire 2017-2018, soit un taux de 39%. Selon le directeur de l’académie régionale, interrogé par la radio, environ 121 sont susceptibles d’être rouvertes.

A Youwarou cercle, 58 écoles étaient fermées l’année dernière. À cela, s’ajoutent aussi les infrastructures et équipements incendiés par les hommes armés. Dans la même Région, plus de 100 écoles sont fermées dans le cercle de Douentza. Selon le directeur du CAP (Centre D’animation Pédagogique), seules 11 écoles dans la commune de Hombory et 14 autres dans la Commune de Koubewel Koudia pourront reprendre les activités scolaires cette année.

Au Nord du pays, indique Studio Tamani, dans la région de Tombouctou, le CAP de Niafunké compte 34 écoles fermées à ce jour. À Kidal, sur les 71 écoles que compte la région seulement une était ouverte l’an passé. Sans compter les fortes pluies diluviennes qui ont causé des dégâts énormes dans plusieurs localités qui ont provoqué l’occupation des écoles par les populations sinistrées.

Toutefois, les autorités scolaires rassurent que toutes les dispositions sont prises pour la réouverture de ces écoles. Ce qui dénote que des solutions seront trouvées pour la réinstallation des sinistrés pour que les salles de classes occupées soient libérées afin les élèves les occupent.

Selon le directeur académie d’enseignement de Mopti, poursuit Studio Tamani, le gouvernement a « renforcé la sécurité dans les zones de conflits en installant près de 12 nouveaux postes de sécurité » dans le centre du pays. «On a demandé également à tous les enseignants de rejoindre les postes», a-t-il ajouté. Mais là ou le problème est posé, est le redéploiement des enseignants dans ces zones. Les mesures prises sont-elles suivies d’actes concrets pour que les élèves retrouvent à l’école ? La sécurité sera-t-elle au point pour faire face aux attaques, menaces des terroristes ? On le saura après l’ouverture des classes.

H. B. Fofana
Le Républicain du 26 Septembre 2018