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Le Collectif des syndicats de l’enseignement secondaire des régions du Nord est en grève de 48 heures à compter de ce matin. Objectifs : Une demande de majoration de leur prime de 1000 F CFA à 50 000 F CFA par mois compte tenu de l’insécurité.

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Sur toute l’étendue du territoire national les élèves ont repris le chemin de l’école ce matin. Mais, dans les régions du Nord, les enseignants, rassemblés au sein d’un collectif, entament déjà une grève de 48 heures. Dans une intervention sur RFI, le porte-parole du collectif, Mohamed Ag Issa un professeur au lycée de Tombouctou, explique que c’est à cause de l’insécurité qui sévit au Nord.
Il expose trois principales revendications dont la majoration de la prime de zone compte tenu de l’insécurité, l’indemnisation consécutivement à la crise de 2012 et l’avancement.

«La prime des zones est insignifiante, c’est 1 000 francs CFA. Donc nous demandons 50 000 francs mensuel. Nous demandons aussi l’indemnisation consécutivement à la crise de 2012. Il y a des enseignants qui ont perdu leurs biens et qui ont été traumatisés pendant l’occupation. Tout cela mérite réparation parce que l’Etat nous a abandonnés à notre propre sort. Généralement, les enseignants du Nord n’avancent pas au même titre que les autres. Souvent, nos dossiers ne sont pas traités au même moment que ceux de nos camarades du Sud», a-t-il précisé.

Selon RFI, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), premier groupement syndical du pays, se désolidarise de cet appel à la grève lancé par des syndicats autonomes, afin de poursuivre les discussions déjà engagées avec les autorités.
Côté gouvernemental, on affirme vouloir privilégier le dialogue et qu’aucun préavis n’a été déposé dans les règles.
Nous y reviendrons

Sory I. Konaté
3 Octobre 2016
©AFRIBONE