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Le prix des effets s’est nettement accru par rapport à l’année dernière et pèse sur des bourses déjà fort éprouvées par les dépenses du Ramadan. Pour les parents d’élèves, leurs soucis ne s’arrêtent pas à l’achat des effets scolaires et au règlement des frais d’écolage. Ils s’élargissent avec le départ des « vacanciers« . Dans notre pays, accueillir les enfants de son frère, de sa sœur ou d’un ami est une tradition bien établie. Ils sont donc des milliers d’enfants à venir à Bamako ou à se disperser dans toutes les régions pour y passer leurs vacances. Les écoliers reprennent ce matin le chemin des classes. La rentrée scolaire intervient cette année quelques jours après la fin du jeûne musulman, une période qui fait peser des dépenses sortant de l’ordinaire sur les chefs de famille. Si, l’événement suscite chez les enfants l’allégresse, les parents sont partagés entre joie et soucis. Et les seconds ne sont pas loin de l’emporter devant la quasi-concomitance entre le Ramadan et la rentrée scolaire qui surviennent de surcroît dans une conjoncture marquée par une flambée inusitée des prix. (Essor).