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Ce rendez-vous a permis de créer un réel engouement pour le livre et l’écriture. Malgré les difficultés, les écrivaines maliennes participent en grand nombre cette année à l’événement

C’est parti pour la 14è édition de la Rentrée littéraire à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou sous le thème : «Territoire et imaginaires». La cérémonie d’ouverture officielle s’est déroulée, mardi dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du ministre  de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, en présence de son  collègue  de la Jeunesse et des Sports, chargé de l‘Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher.

Etaient aussi présents le directeur exécutif de la Rentrée littéraire, Ibrahim Aya, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, un représentant de l’ambassade de France, des anciens ministres et  des écrivains venus de tous les continents.  Dans son intervention, le ministre Guindo a, au nom des plus hautes autorités, salué la tenue de la cet évènement à Bamako et dans les capitales régionales.

Il a témoigné de sa gratitude aux initiateurs et aux écrivains venus de différents continents, malgré le contexte de sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa, imposées à notre pays. Et de dire que son département est en train de travailler à mettre en œuvre une politique du livre au Mali. «Les premières moutures sont déjà sur ma table»,  a  annoncé le ministre Guindo, avant de préciser que le prix Yambo Ouologuem d’une valeur de 2 millions de Fcfa sera institué.

Ce prix traduit un esprit de justice et de reconnaissance de l’immense talent de cet écrivain malien. Organiser un évènement d’envergure  dans ce contexte de crises et sanctions est un véritable défi. Je voudrais saisir l’opportunité pour remercier le comité d’organisation et Ibrahim Aya pour la promotion du livre à travers ce festival de la littérature” a expliqué Andogly Guindo.

L’ambassadeur de l’UE a exprimé l’accompagnement de son institution. Il a félicité les autorités politiques et les acteurs du secteur qui,  malgré les difficultés, continuent de créer. «Les écrivains et hommes de culture sont au cœur de cette résilience», a ajouté le diplomate européen.

Selon lui, la coopération entre le Mali et l’UE a toujours favorisé la diversité culturelle et valorisé le patrimoine  culturel malien à travers des appuis.” Bart Ouvry a aussi mis l’accent sur l’importance du patrimoine culturel malien, ainsi que sa diversité qui demeure le crédo de l’UE à savoir : «Uni dans la diversité».

Il a aussi évoqué l’importance et le rôle de la littérature dans la restauration de la paix, le vivre ensemble et le développement d’une communauté. Et de distribuer de bons points au comité d’organisation de l’événement  dans les régions, avant de saluer ceux qui sont venus de  très loin pour exprimer leur amitié au Mali, mais également leur engagement pour la résilience de la littérature.

Le directeur exécutif de la Rentrée littéraire a tenu un discours de remerciement d’abord, avant de développer le thème. Malgré les difficultés, il fallait tenir cette édition pour riposter contre les  aléas qui caractérisent la situation actuelle de notre pays.

Il a souhaité la bienvenue à tous les écrivains qui se sont investis en cette période difficile pour la réussite de ce rendez-vous littéraire et surtout pour avoir effectué le déplacement au Mali qui fait face aux sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa.

«Cela traduit  votre  engagement pour la littérature et le métier du livre». Enfin, il a expliqué la thématique «Territoire et imaginaires» consiste à porter un regard sur le contexte actuel de notre environnement. Et d’inviter les auteurs à y travailler dessus. Au programme cette année, il est prévu des hommages aux écrivains comme Moussa Sow, des cafés littéraires, séances de lecture et de dédicace d’ouvrages, tables rondes, ateliers, spectacles et remise des prix de l’édition 2022. Un des temps forts a été le témoignage sur d’illustres écrivains disparus, ainsi que la prestation musicale de Baba Sala avec la belle et suave voix de Awa Maïga.  

Source: L’Essor