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Les rideaux sont tombés, dans la soirée du 10 février, sur la troisième édition de la rentrée littéraire du Mali, édition 2012. C’est le journaliste-écrivain camerounais, Eugène Ebodé, qui a remporté le Prix Yambo Ouologuem d’une valeur de cinq (5) millions de F Cfa avec son ouvrage «Madame Afrique».

Du 7 au 10 février dernier, le Mali a vibré au rythme de la littérature africaine. A l’initiative du Fonds des prix littéraires, la rencontre biennale de la littérature, placée sous la présidence du premier ministre malien, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, a mobilisé plusieurs personnalités au Mali dont l’écrivain et universitaire guinéen Thierno Monénembo.

Selon le directeur exécutif du Fonds des prix littéraires, Ibrahima Aya, la rentrée littéraire vise à «édifier l’image des intellectuels» notamment africains. Des signatures en librairies aux soirées spectacles en passant par des cafés littéraires, des conférences débats, des ateliers, etc., cette édition a tenu le cap malgré une situation sociale tendue due à la crise sécuritaire dans le nord du pays.

Le point d’orgue de cet événement reste la consécration des ouvrages littéraires dans le cadre des prix mises en jeu. Environ 80 titres ont compéti à ce concours, tous prix confondus. Le principe fondamental des œuvres soumises en compétition était la participation d’une maison d’édition africaine à leur publication.

jpg_rentree-3.jpg La remise des prix a eu lieu, le 10 février à l’hôtel Salam sous la présidence du DR. Abdoulaye Sall, ministre des relations avec les institutions. Et, le prix Yambo Ouologuem d’une valeur de cinq (5) millions de F Cfa est revenu à Eugène Ebodé du Cameroun avec son ouvrage «Madame l’Afrique».

Ebodé, né en 1962, est journaliste et écrivain. Il a été chroniqueur dans l’émission «Cosmopolitain» sur France Inter et collabore actuellement au Magazine suisse «Le Courrier de Genève». Il a publié plusieurs romans parmi lesquels «Silikan» (2006, chez Gallimard) pour lequel il obtient le prix Eve Delacroix de l’académie française en juin 2007.

jpg_rentree-litteraire.jpgAu-delà du prix Yambo Ouologuem, il y avait également les prix du Premier Roman et Mansa Makan Diabaté (respectivement un et deux millions de F Cfa) qui ont été remportés par Fodé Moussa Sidibé avec «La révolte de Zanguè» et Seydou Diarra avec «Le Tabou». Le prix du meilleur manuscrit est revenu à Paul Marie Traoré avec «Pour un adultère», celui d’encouragement féminin remporté par Mme Hanane Keïta avec son roman «Femmes sans avenir» et Aboubacar Eros Sissoko bénéficie du prix de jeunesse avec «Soundjata, fils du Mandé». Plusieurs autres prix non moins importants étaient en jeu : le prix des plus beaux poèmes, le prix de la langue Songhay, entre autres.

L’événement a été accompagné par les ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’éducation, de l’alphabétisation et des langues nationales, des relations avec les institutions, de la jeunesse et des sports et de la culture.

L’initiative est également accompagnée par des organismes tels que la coopération française au Mali, le fournisseur d’accès internet Afribone Mali, Ecobank, la coopération néerlandaise SNV, la société Binthily communication, l’agence malienne de presse et de publicité, le musée nationale du Mali, le groupe hôtelier Azalaï, etc.

Seydou Coulibaly

14 Février 2012

©AFRIBONE