Partager

Au niveau de la Commune VI, cette rentrée des classes, comparativement aux autres années, n’a pas suscité beaucoup d’enthousiasme.

Les élèves ne sont pas sortis nombreux. Nous n’avons pas rencontré non plus de problème dans les écoles visitées, sauf qu’à Banankagougou Second cycle, il y avait un problème de répartition: les nouveaux venus de la 6e année avaient du mal à retrouver leurs classes, ainsi que les listes de passants et des élèves exclus.

Il faut noter que cette rentrée coïncide avec un moment du mois plutôt délicat, où les parents ont du mal à faire face à l’achat des fournitures scolaires et des vêtements neufs pour les enfants, sans compter l’approche du Ramadan, un mois qui occasionne des dépenses, et qui se termine par la fête du Korité, à prévoir également.

On notera aussi dans plusieurs écoles fondamentales une insuffisance de tables-bancs dans les salles de classes et les élèves sont obligés de s’asseoir à trois ou à quatre sur un banc, ce qui rend les conditions d’études difficiles, surtout que cela n’empêche pas le problème de double vacation qui a un impact négatif sur le niveau des élèves.

Il est grand temps que les autorités en charge de l’éducation s’attellent aussi aux aspects ayant trait aux conditions de vie et de travail des enseignants pourvu que dans les années à venir, nous ayons une école apaisée et performante.

L’école malienne traverse une crise qui dure depuis des décennies, et qu’au long des années, nous assistons aux mêmes revendications.

Les autorités doivent déployer d’énormes efforts afin que nous ayons une excellente année scolaire.

Il faut dire que certaines écoles privées avaient déjà effectué l’ouverture des classes en début septembre, donc bien avant la rentrée officielle.

Soumaïla T TRAORE, Stagiaire

19 septembre 2006.