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Cette 4è édition de la rentrée culturelle était placée sous le signe de la «Diversité culturelle». Selon le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo (représentant son homologue de la Culture empêché), par la délocalisation de l’événement permet au département de la Culture entend, de façon symbolique mais forte, marquer toute sa détermination à démocratiser la culture à travers la décentralisation des structures et des activités.

Il dira que le thème de la diversité, a choisi la capitale d’une région «au passé glorieux et au prestige inaltéré». Par ce thème, il est évident que les organisateurs voulaient démontrer que «le Mali est multiculturel, multiethnique et riche de plusieurs régions, de plusieurs modes de vie de la culture».

Il s’agit notamment «d’une tradition de tolérance, un art de vivre ensemble et une capacité d’enrichissement mutuel». Cela a été d’ailleurs démontré lors de cette soirée culturelle par la présence de diverses couleurs musicales.

La soirée a débuté par la prestation de l’orchestre Kanaga de Mopti. Cet orchestre a beaucoup impressionné le public par des morceaux très dansants, notamment, «Mignagna» chanté en bobo pour inciter les jeunes au travail, «Orban» chanté en Dogon, qui parle de la bravoure d’un jeune homme, et le morceau «Syaba» chanté en bozo pour rendre hommage à cette ethnie.

Le jeune groupe Agna n’a pas laissé l’assistance indifférente avec des chants qui sur des thèmes comme l’exclusion sociale. La chanson fétiche, Maliba, de la vedette Djénéba Seck a beaucoup émerveillé le public qui avait fait massivement le déplacement.

Baba Salah, le virtuose de la guitare, a beaucoup fait danser les Gaois par ses morceaux, Oura, Monfoutou, Takamba. D’autres formations artistiques comme le Songhoï Star, groupe Acentor, les Holley hawka ont contribué à la réussite de la soirée par des prestations éblouissantes.

Cette soirée culturelle a été aussi marquée par des sketches et la remise de trois prix par le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA). Il s’agit du prix «Etoile montante 2005» décerné à la charmante Doussou Bagayogo. Celui du «Meilleur producteur» est revenu à Siriman Diallo, spécialisé dans la production de la musique donsos (chasseurs). Il a vendu 24 550 cassettes en 6 mois.

Quant à la vedette Djénéba Seck, elle a été élue «Artiste de l’année 2005» grâce à la vente de 22 200 exemplaires de son nouvel album, Maliba (le Grand Mali), en moins de 6 mois. La «prêcheuse» de la musique malienne avait déjà été sacrée «Tamani d’Or 2005» avec le même album. Chacun des lauréats a reçu un trophée et une somme de 250 000 F CFA.

Au cours de cette cérémonie, des hommages ont été rendus aux artistes décédés ou malades. Un vibrant hommage a ainsi été rendu par la région de Gao et l’ambassade des Etats Unis au Mali à Téréba Togola, ancien Directeur national du patrimoine culturel décédé le 7 novembre 2005.

Salimata Fofana
Envoyée spéciale

31 janvier 2006.