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Un séminaire analyse les données sur les infrastructures, le personnel, les inscriptions et les contraintes pédagogiques

Un séminaire préparatoire à la rentrée universitaire 2012-2013 s’est tenu hier dans la salle « Balla Moussa Kéita » du Centre international de conférences de Bamako à l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Harouna Kanté, le ministre de tutelle, en a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de ses homologues de l’Education et de l’Alphabétisation, Adama Ouane, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Diallo Déidia Mahamane Kattra, de la Fonction publique et des Reformes administratives, chargé des Relations avec les Institutions, Mamadou Namory Traoré.

La journée devait s’employer à évaluer les capacités d’accueil des universités du pays pour mieux gérer les nouvelles inscriptions, élaborer le calendrier universitaire 2012-2013 et faire le point des contraintes pédagogiques et matérielles.

Quatre groupes de travail ont, dans cette perspective, planché sur l’état des lieux, les contraintes relatives aux infrastructures, aux équipements, à l’effectif des enseignants et étudiants, l’offre de formation, la mise en œuvre du système LMD, l’immatriculation, les inscriptions, la gestion de la scolarité et des bourses, ainsi que le front social.

L’école est plus que tout autre secteur l’affaire de toute nation, a souligné le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les problématiques de l’école, indique Harouna Kanté, méritent donc une attention particulière et hautement stratégique autant pour le présent que pour l’avenir de notre pays engagé sur la voie d’un développement socio-économique porteur de paix, d’unité de croissance et de bien-être des populations.

Dans cette perspective, il a présenté le séminaire comme un exercice novateur qui doit permettre au paysage universitaire de notre pays d’esquisser les contours de ce que sera l’année universitaire 2012-2013. Ce sera aussi un exercice de planification objective qui doit permettre de mieux apprécier les problématiques de l’année universitaire à la lumière de la demande et de l’offre de formation. Le séminaire a été initié pour anticiper sur les contraintes liées aux questions pédagogiques, matérielles, sécuritaires et sociales tout en intégrant désormais la dimension insertion professionnelle, a ajouté, le ministre.

« Autant notre priorité est de créer et de transmettre le savoir, autant elle doit progressivement évoluer vers l’orientation stratégique des grandes décisions concernant nos collectivités, régions et notre pays. Or même si nous travaillons à son amélioration et à sa restructuration, le diagnostic de l’enseignement supérieur dans notre pays demeure peu reluisant », a analysé Harouna Kanté. En vue de s’adapter à l’évolution internationale, estime le ministre Kanté, notre enseignement supérieur se doit de relever de nombreux défis. Ces défis tournent autour de la gouvernance (évolution rapide des jeunes universités vers une autonomie qui leur procure plus de capacités de décisions dans la gestion), de l’adéquation entre les capacités d’accueil et les effectifs d’étudiants et de la qualité qui ne peut être atteinte sans la révision à la hausse du ratio d’encadrement.

Or, notre système éducatif se trouve encore caractérisé par un ratio d’un enseignant qualifié pour 85,43 étudiants contre une moyenne admise de 1 pour 35 étudiants. A ce propos, annonce le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, les pouvoirs publics avec l’appui de pays amis sont résolument engagés dans un vaste chantier de réalisations d’infrastructures à Bamako et dans les régions afin d’augmenter les capacités d’accueil actuelles, améliorer la qualité de l’hébergement et du cadre des études. Les reformes en cours et la nouvelle politique de l’enseignement supérieur ouvrent des perspectives prometteuses dans ce sens à condition que tous les acteurs conjuguent leurs efforts et leur volonté.

Ainsi, l’introduction du système Licence-Master et Doctorat (LMD) dans notre dispositif de formation représente un espoir si tous les acteurs se donnent les moyens de s’y adapter dans son volet nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Harouna Kanté a précisé que les capacités d’accueil actuelles estimées à 43.608 places doivent faire face cette année à plus de 100.000 étudiants, soit une moyenne de 2,3 étudiants pour une place. Le ministre a invité les participants à partager toutes les informations et bonnes pratiques susceptibles de renforcer la vision stratégique globale, la mutation et l’interrelation dans un esprit de solidarité.

SIDI YAYA WAGUE le 28 sept 2012

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