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Après rénovation, le Centre sportif Salif Keita (Csk), le premier centre de formation du genre en Afrique, a procédé à la réouverture de ses installations sises au quartier Yirimadio de Bamako. C’était le samedi 20 octobre 2012, en présence de Salif Keïta (premier ballon d’or africain).

Créé en 1993, le Centre Salif Keita (Csk) a été rénové pour accueillir désormais 200 jeunes environ, âgés de 10 à 19 ans. La cérémonie de réouverture a été présidée par le ministre de la Jeunesse et des sports, Hamèye Founé Mahalmadane. Elle a enregistré la participation de plusieurs personnalités, en l’occurrence Souleymane Diabaté (gouverneur du district de Bamako), Amadoun Kolado Cissé (président de la Femafoot), Tidiane Niambélé du Cnos, Cheick Sangaré (5e adjoint au maire de la Commune 6) et plusieurs membres de l’Unafom.

Dans son allocution, le ministre de la Jeunesse et des sports, Hameye Founé Mahalmadane, visiblement heureux, a salué le dévouement et la clairvoyance de Salif Keïta qui a mis son savoir-faire au profit des jeunes désireux de devenir des footballeurs.

Selon le Ministre, l’apport du Csk a été de taille pour rehausser l’image du Mali dans le monde, à l’image de son promoteur, un homme talentueux qui est une référence dans l’histoire du football mondial. Il a été aussi le premier ballon d’or africain. Sans se tromper, M. Mahalmadane a affirmé que le Csk a atteint l’objectif qu’il s’était fixé 19 ans auparavant car il a produit des footballeurs talentueux qui continuent de faire les beaux jours non seulement des Aigles du Mali, mais aussi de certains grands clubs du monde. On peut citer: Seydou Keita, Mahamadou Diarra (Djilla), Mamadou Diallo, Djibril Sidibé et Drissa Diarra.

Après la création du Centre en 1993, il est considéré comme le premier centre du genre en Afrique. A l’aube de sa création, le Csk s’était fixé trois objectifs majeurs: permettre aux jeunes footballeurs maliens d’accomplir leur rêve de devenir professionnel, influer sur le style de jeu et la philosophie de jeu pratiqué au Mali et pourvoir les catégories d’équipes nationales du pays en joueurs de qualité. A cet égard, le Centre a produit plusieurs dizaines de joueurs professionnels, alors que le Mali n’avait que 2 à l’époque. Il faut reconnaitre que le jeu pratiqué par le Csk a été bien apprécié au Mali. Le Csk souvent surnommé «Sambalagnon» est devenu petit à petit l’un des clubs les plus populaires du Mali grâce à son bon jeu.

Domingo a profité de cette occasion pour confier la gestion du club à M. Ibrahim M’Bodj, communément appelé Ibou M’Bodj. Il a désormais la lourde tache de diriger la destinée du Csk. Le nouveau président du Csk a aussitôt animé un point de presse. Selon lui, Salif Keïta est un frère aîné, «on a collaboré ensemble et je ne peux que me réjouir de la responsabilité qui m’a été assignée». Par ailleurs, en ce qui concerne les objectifs du club cette année, Ibrahim M’Bodj a souligné que son club vise le titre de champion, afin de participer à la Ligue des champions africaine de football.

Le trophée de la Coupe du Mali de football entre dans la ligne des «Boys» du Csk. En somme, si le roi Pelé du Brésil était le Dieu du football mondial, Salif Keita «Domingo» serait le prophète, disat-on à l’époque.

Yacouba TANGARA

Le Prétoire du 22 Octobre 2012