Partager

Le renouvellement des comités AEEM bat son plein dans les Facultés. Hier, jeudi 5 août, la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) était en ébullition à cause de la mise en place de son comité AEEM.
La cour de la fac était bondée d’étudiants. Les affiches des candidats avec des portraits grandeur nature ornaient les murs et faisaient signe d’une atmosphère délétère.

Les trois candidats en lice ont battu campagne pendant deux semaines. Certains se sont donnés les moyens d’une campagne à l’américaine avec ce que cela suppose comme démesure à travers la confection de T-shirts, de casquettes, les cortèges en ville à la charge du candidat.
Pour des témoins, ce sont de gros enjeux qui sont là en ce sens que les comités AEEM ont en charge la gestion des internats.

La fin justifie les moyens et les protagonistes n’hésitent pas à en venir aux mains. La plupart de ces échéances se sont soldées par des violences avec l’utilisation d’armes blanches et des cas de blessures mortelles.
Pour pallier l’irréparable, les élections étaient placées sous haute surveillance policière.

Il y avait un déploiement important d’éléments anti-émeute dans l’enceinte de la FSJP. Nous avons pu constater sur place, un coupe-coupe que la police a retiré à un étudiant avant le début des élections.

Il est de la responsabilité de l’État de dépassionner le renouvellement des comités AEEM. L’argent doit quitter la sphère scolaire et universitaire en rendant le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) entièrement responsable de tout ce qui est de son ressort.

Abdrahamane Dicko

06 Août 2010.