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Actuellement, le parti majoritaire, l’Adéma-PASJ, s’active à renouveller ses différentes structures à la base, mais non sans confusion. Après un complot ourdi contre le secrétaire général de la sous-section de Badalabougou-SEMA, Boubacar Bah dit “Bill” -un complot soldé par l’échec de ses adversaires sur lesquels il n’a d’ailleurs pas manqué de prendre sa revanche-,

c’était le tour de la section IV et celle de Kati de prouver (le week-end dernier) que malgré tout ce que l’on prétend, le parti du président de l’Assemblée nationale ne fait pas la particularité dans l’accomplissement de certaines besognes dites basses.

Et pour cause : certains soupçonnent aujourd’hui le CE Adéma, sinon le président du parti lui-même, de ne pas jouer franc jeu dans la bataille pour le contrôle des différentes structures à la base. Ceux qui pensent ainsi à Dioncounda Traoré ont-ils raison de nourrir de tels soupçons ? Dioncounda est-il réellement blanc comme neige, malgré tout ce qu’on pourrait imaginer ? Y-a-t-il des indices prouvant qu’il est réellement impliqué dans ce qui a pu se passer dans ces renouvellements ?

Si c’était le cas et que ces soupçons sont fondés, quel intérêt le président de l’Assemblée nationale aurait-il à agir de la sorte ? Et qui se cache dernière Moussa Alassane Touré dont pourtant le nom apparaît partout dans différents complots ayant marqué les différents renouvellements?

En tout cas, tout porterait à croire que ce dernier a l’onction, sion la bénédiction du président de l’Adéma-PASJ qui reste sans agir devant la situation comme neutre. Sinon, qu’est ce qui l’empêche d’intervenir pour calmer le jeu, ne serait-ce que par une invitation du Comité Exécutif, pour savoir ce qui se passe réellement?

Aussi dit-on que c’est également cela tout le péché du président de l’Adéma qui, par son manque de réaction, affiche la difficulté qu’il éprouve à prendre ses responsabilités au moment où il le faut. Une faiblesse que plus d’un lui reconnaissent à l’Adéma. C’est qu’à tort ou à raison, on trouve que le président de l’Assemblée nationale est également un homme politiquement versatile.

C’est d’ailleurs pourquoi de nos jours, au sein des Ruchers, en plus de quelques responsables, des militants et des… militantes émettent des réserves quant au choix à porter sur lui pour être le futur candidat du parti, si tant est que le parti veut reconquérir, en 2012, le pouvoir qu’il a perdu en 2002.

En raison des enjeux de la présidentielle de 2012, et devant le constat unanime que l’Adéma -un parti majoritaire, de surcroît- manque réellement de présidentiable, le président Dioncounda Traoré pourra t-il se ressaisir pour ne pas donner raison à ses multiples détracteurs ? Le temps apportera, sans nul doute, son jugement sur la question. Mais attendons pour voir et savoir.

Laya DIARRA

23 Juillet 2008