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La confidence est d’un haut placé du parti présidentiel. Selon notre interlocuteur, la suggestion émane d’une analyse politique fondée sur les résultats d’un sondage d’opinion réalisé par une éminence grise. Mais l’information circule pour le moment sous les manteaux.

une-2448.jpgSelon l’expert qui l’a réalisé, le parti au pouvoir : le Rassemblement Pour le Mali (RPM) serait en perte de vitesse. Sur les 703 communes du Mali, le parti fondé par le président de la République ne contrôlerait que 50 à 60 communes. Le reste des mairies sont soit dirigés par l’ADEMA, soit par l’URD… Sur les huit (8) assemblées générales du pays, seule la région de Mopti (dirigée par l’URD) échappe au contrôle de l’ADEMA. Comme si cela ne suffisait pas, dans les sections RPM de la commune II et IV du District de Bamako, des cadres se bouffent le nez. A l’intérieur du pays, comme à Gao ou à Sikasso, des ministres RPM et d’autres cadres du même parti se livrent à des querelles intestines. Aucun parti politique divisé, ne peut gagner dans ces conditions une quelconque élection. Et le RPM ne fera pas d’exception.

Il faut rappeler que pour des raisons d’insécurité, dit-on et pour ne pas cautionner la partition du pays, l’Assemblée Nationale du Mali a adopté 12 Novembre 2015, une loi autorisant les élus actuels en place à demeurer à leurs postes jusqu’à l’élection et l’entrée en fonction de nouveaux élus, sans plus de précision. En clair, l’élection des conseillers communaux, des conseillers régionaux et des conseillers du District de Bamako est renvoyée aux calendes grecques. Selon nos sources, elle ne pourra pas se tenir avant 2018, année à laquelle des élections présidentielles et législatives vont se dérouler pour renouveler le mandat de l’actuel président de la République et les députés de la cinquième (5ème) législature. La loi a été défendue le 12 Novembre dernier par le ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf. Mais derrière cette décision de report ou de renvoi, se cache les difficultés du RPM. Le parti au pouvoir aurait pu mettre en place des délégations spéciales en lieu et place des maires actuels. Mais hélas !

Fakourou Tounkara

Tjikan du 1er Décembre 2015