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Les directeurs de télévisions publiques et privées de l’afrique de l’ouest en conclave à Bamako Quels moyens pour développer les télévisions et les rendre plus professionnelles ?

La rencontre des directeurs de télévisions publiques et privées d’Afrique de l’Ouest, ouverte hier, à l’hôtel Salam, permettra de réfléchir sur les maux qui retardent l’évolution des télévisions africaines. Il s’agit de développer les télévisions et les rendre plus professionnelles. D’où le thème : «comment manager une télévision».

C’est une initiative du Réseau de l’Audiovisuel public de l’Afrique Francophone (RAPAF) en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

C’est en juin 2007 que le Réseau de l’Audiovisuel public de l’Afrique Francophone (RAPAF) a vu le jour à Bamako.

Dès lors, le Réseau, dont la présidence est assurée par le Directeur général de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM), Sidiki Konaté, s’est fixé comme objectif de promouvoir et de développer le service public de radio et de télévision dans l’espace francophone.

La rencontre des Directeurs de télévisions publiques et privées de l’Afrique de l’Ouest, dont les travaux ont démarré, hier mardi 20 mai, à l’hôtel Salam, s’inscrit en droite ligne dans ce cadre.

C’était sous la présidence du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, qui avait à ses côtés le représentant du Chef de l’Etat auprès de la Francophonie, Sékou Doucouré et Tidiane Dioh, responsable de programme médias à l’OIF.

Le Directeur général de Canal France International (CFI) Jean Mino, le responsable de la Cellule de communication de la Présidence, Seydou Cissouma, étaient aussi présents.

Cette rencontre de trois jours regroupe les directeurs de télévision du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Mauritanie, du Niger, du Togo, du Sénégal et des collègues de l’ORTM.

Après le mot de bienvenue du président du REPAF, Sidiki N’Fa Konaté, suivi de l’intervention du Directeur général de CFI, Jean Mino, le responsable de programme médias à l’OIF, Tidiane Dioh, a déclaré que «cette présente

rencontre de Bamako a une histoire qui remonte à novembre 2003, à Ouagadougou, où l’ex-agence intergouvernementale de la Francophonie a organisé une rencontre dont le thème portait sur le service public audiovisuel : quels moyens pour quelles missions ?». Celle-ci, ajoutera-t-il, avait permis de dresser l’état des lieux de l’audiovisuel en Afrique.

Le thème de la réunion de Bamako a est «comment manager une télévision». Il s’agira, pour les directeurs de télévisions publiques et privées de se pencher sur les maux qui retardent l’évolution des télévisions dans l’espace francophone.

Pour ce faire, différents sous-thèmes seront débattus. Qui sont, entre autres, «l’Afrique de l’Ouest et la fin des monopoles dans le domaine de la télévision. Comment faire coexister télévisions publiques et télévisions privées ?

Quels textes de lois pour rendre cette cohabitation harmonieuse ? Comment se partager le marché ? Comment se partager les fréquences ? L’industrialisation du secteur : quels moyens pour développer les télévisions et les rendre plus professionnelles ? Comment satisfaire les attentes et demandes des téléspectateurs africains ?

Quels outils utiliser pour mesurer l’attente des téléspectateurs ? Quelles stratégies de programmation et de diffusion ? L’organisation et le fonctionnement de la rédaction, confection du Journal Télévisé… Quel financement pour les télévisions ? Subventions étatiques, recettes publicitaires, redevance, abonnements, sponsoring, parrainages …».

Tous ces sujets seront traités et discutés par des responsables de télévisions tels Sidiki Konaté de l’ORTM, Jean Mino de CFI, Ismaïla Sidibé d’Africable, Laurence Atiase de l’Union Africaine de Radiodiffusion, Mme Berthé Mensah Cakpossa, directrice de la télévision privée Canal 3 (Bénin), Bally Idrissa Cissoko, Directeur des prestations et du marketing à l’ORTM.

La ministre en charge de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, visiblement heureuse, s’est dite convaincue que «le thème de la rencontre interpelle les professionnels, mais il intéresse, mieux il passionne toutes les composantes de la société ouest africaine francophone : décideurs, pouvoirs politiques, société civile, entrepreneurs, populations …

parce que la télévision est, aujourd’hui, une composante essentielle du système d’information et de communication dans l’espace francophone et parce que nous devons tirer grand profit de la révolution numérique et emprunter des raccourcis dans tous les domaines en répliquant les meilleures pratiques constatées ici et ailleurs».

Alou B HAIDARA

21 Mai 2008