Partager

Le 21 Février 2008, en présence de partenaires techniques et
financier, la Bibliothèque Nationale a servi de cadre au lancement
officiel du projet de renforcement des capacités des femmes et
filles déscolarisées en Technologies de l’Information et de la
Communication (TIC).

Au nombre des participants, on a noté la présence des
représentants du ministère des Technologies de l’Information et
de la Communication, de l’USAID, de Microsoft, de la Fédération
des Télécentres du Mali (FETEMA),de la présidente de Afriklinks ,
Mme Fofana Aminata Maïga, initiatrice du projet… Cette
importante cérémonie était présidée par la ministre de la
Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga
Sina Damba.

En fait, ce projet est le fruit d’un partenariat né entre
Afriklinks et Microsoft Unlimited Potential. Il vise le
développement des capacités techniques des femmes et des filles
déscolarisées, afin de leur permettre d’acquérir des aptitudes à
utiliser les TIC.

Consciente que le développement d’un pays passe nécessairement
par l’initiation aux techniques informatiques de la communication
(TIC), la présidente de l’ONG Afriklinks a tenu à en faire son
cheval de bataille. C’est ainsi que Mme Fofana Aminata Maïga a
créé une structure spécialisée dans le domaine des TIC et s’est
toujours impliquée dans divers projets de développement.

Après une analyse approfondie, Afriklinks a décidé de monter un
projet pour l’apprentissage et l’amélioration des jeunes et des
adultes défavorisés, en leur enseignant des compétences
technologiques par le biais des centres communautaires de
Miscrosoft Unlimited Potential.

Selon la présidente, Mme Fofona, c’est partant d’un constat que
son ONG a décidé de se consacrer à l’éducation des femmes et
filles déscolarisées qui constituent la majeure partie de la
population malienne.

Grâce aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la
Communication (NTIC), le monde est devenu un village planétaire,
et à travers elles, on peut s’informer, se former, créer des
contacts, des entreprises… D’où la nécessité de reformer le
plus grand nombre de personnes, dont les femmes et les filles
déscolarisées.

Chacun d’entres nous connaît au moins une jeune femme ou jeune
fille qui est allée à l’école et qui, pour une raison
indépendante de sa volonté, se retrouve projetée hors du circuit
scolaire, après y avoir passé plus de 10 ans de sa vie
”, a déclaré
la présidente de l’ONG Afriklinks .

Ainsi, à l’issue des formations, 200 femmes et filles seront
initiées à ces NTIC, pour une durée d’un an. “Certes, c’est petit.
Mais ne dit-on pas que le plus long voyage commence toujours par
un premier pas ?
“, a-t-elle fait remarquer.

En tout cas, le résultat attendu permettra aux femmes et filles
d’être techniquement outillées. Il leur permettra aussi, et sans
doute, de jouer un rôle capital dans le développement du pays en
général, et surtout, dans celui de leurs familles respectives.

Aussi, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de
la Famille, Mme Maïga Sina Damba a souhaité que les
bénéficiaires puissent vraiment profiter des retombées positives
de ce projet. “Je suis consciente que, tout en leur ouvrant une
porte sur le monde, cela contribuera au renforcement de des
capacités techniques de ces femmes et filles déscolarisées qui
auront la chance d’être retenues pour ces formations
”, a-t-elle
assuré.

Elle a salué les partenaires techniques et financiers et espéré
surtout qu’au delà des bénéficiaires, ce projet puisse contribuer
à diminuer la fracture numérique, surtout quand on sait que dans
ce monde dominé par les NTIC, c’est un défi qui se pose à notre
pays.

Quant au représentant du ministre de la Communication, il abordera
aussi dans le même sens : l’utilité de ces formations pour les
personnes ciblées. C’est ainsi qu’il rendra un vibrant hommage à
la présidente de Afriklinks, pour son audace, sa vivacité et
surtout, pour sa capacité de réflexion, dans le montage de ce
projet.

Notons qu’au cours de cette cérémonie, il a été procédé à la
remise d’un chèque de Microsoft, par son représentant, M. Samba
Guissé. Ainsi le montant de la subvention allouée à Afriklinks
s’élève à 50 000 dollars, soit 22 500 000 FCFA.

Sadou BOCOUM

22 février 2008.