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Le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mme Bah Aoua Keïta a procédé au lancement hier au Centre Culturel Français de la formation des commerçants détaillants du Mali. Sur financement du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA), la cérémonie a regroupé le chef de cabinet du ministère de l’Industrie, le président de la CCIM, Jeamille Bittar, Hama Abba Cissé, président de la Coordination des Associations et Groupements de Commerçants Détaillants du Mali. On notait également la présence massive des commerçants.

JEAMILLE BITTAR

Dans son intervention, Jeamille Bittar a affirmé:”l‘acte qui nous réunit aujourd’hui est d’une importance capitale pour l’économie de notre pays, parce qu’il s’agit du renforcement des capacités des commerçants détaillants.

Aussi, nul n’ignore l’importance du commerce de détail dans l’essor économique du Mali. La formation et l’information revêtent pour nous un caractère fondamental.

Il a souligné les efforts déployés par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, appuyée par le département de tutelle et d’autres partenaires techniques et financiers pour le renforcement des capacités des adhérents aux centres de gestions agrées.

La comptabilité, la fiscalité, la gestion des stocks, l’approvisionnement, l’entreprise et la famille et surtout le remboursement des prêts retiendront particulièrement l’attention des participants au cours de cette formation.

RENFORCER LA CAPACITE DE GESTION DES COMMERÇANTS

Hama Abba Cissé, pour sa part, a ajouté que le manque de professionnalisme en matière de comptabilité des commerçants détaillants en général (l’absence de compétitivité) sont essentiellement dus au déficit de formation dans la mesure où le secteur informel est un palliatif au chômage et à l’exclusion sociale.

C’est pourquoi, le groupement a sollicité et obtenu auprès du FAFPA la présente formation qui vise à renforcer les capacités de 400 auditeurs des centres de gestion agréés du District de Bamako. M. Cissé a ajouté que la même formation s’étendra aux autres centres de gestion agréés sur l’ensemble du territoire national.

Amadou D. Diallo, chef de cabinet du ministère de l’Industrie et du Commerce a affirmé que cette formation dénote de la volonté des plus hautes autorités de l’Etat de faire en sorte que cette frange importante de notre société, à savoir les commerçants détaillants, puisse exercer le métier du commerce de détail avec professionnalisme et civisme.

Cette formation, a-t-il rappelé, s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des activités du projet d’appui aux commerçants détaillants qui, en partenariat avec l’APEJ pendant l’année 2006, a fait bénéficier 1112 commerçants détaillants en formation dans les disciplines suivantes: la comptabilité simplifiée, l’entreprise et la famille, la fiscalité.

LE ROLE DE LA FORMATION

Le ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, Mme Bah Aoua Keïta a rappelé l’historique du projet d’appui aux commerçants détaillants. A ses dires, l’apport substantiel de ce secteur dans notre économie est démonstratif de son dynamisme et de sa capacité à absorber plus de main d’oeuvre.

Sans production, il n’y a pas de richesse, et pour bien produire, il faut disposer des compétences. La formation joue un rôle décisif dans le renforcement des capacités par l’aptitude qu’elle donne, le savoir-faire qu’elle permet d’acquérir et surtout le changement de comportement qu’elle suscite ou opère”.

Le ministre a remercié tous les partenaires et le bureau d’étude Binco Faso, chargé de la formation. Elle durera 3 semaines.

Mamadi TOUNKARA

05 juin 2007.