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Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) a organisé, du 24 au 25 mai, un atelier qui avait pour thème «la démocratie sociale au Mali et en Afrique», à l’hôtel Nord-Sud. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la vice- présidente du RPM, Mme Diakité Sanaba Sissoko, en présence du Représentant de la FES, Dr Salabary Doumbia.

Depuis 1991, le Mali, à l’instar d’autres pays africains, s’est engagé dans une expérience d’édification d’un Etat démocratique, basé sur le multipartisme intégral, le pluralisme politique et syndical, la défense et la sauvegarde des libertés publiques et individuelles.

En totale harmonie avec ces valeurs, le RPM a, depuis sa création le 30 juin 2001, inscrit dans son projet politique la réalisation au Mali d’un ordre social-démocratique fondé sur l’humanisme soudanais, c’est-à-dire à visage humain, qui respecte et renforce les valeurs de liberté, de justice, de solidarité ainsi que celles de tolérance, de dignité et de respect de la parole donnée.

L’atelier, qui vient de se tenir à l’initiative du RPM et avec l’appui de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, visait essentiellement un approfondissement du concept de la démocratie sociale en Afrique de façon générale et au Mali en particulier. Les objectifs visés étaient d’approfondir les connaissances des cadres du RPM sur le concept de la démocratie, son contenu et mécanisme ;

d’identifier les forces et les faiblesses de la démocratie malienne et africaine en général, à la lumière du concept et de la démocratie sociale. Et de faire des propositions pertinentes tendant à favoriser l’encrage de la démocratie sociale dans notre pays.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des travaux, le représentant de la FES, Dr Salabary Doumbia, a estimé que «la social-démocratie est un modèle de démocratie représentative qui fonde les espoirs sur une politique socio-économique interventionniste de l’Etat,

soutenue par une majorité parlementaire s’accordant sur les objectifs et issue d’un système de partis pluralistes, ainsi que sur l’action de syndicats libres et forts dans l’entreprise».

Selon lui, pour faire progresser l’idée d’une démocratie sociale dynamique, il convient de promouvoir et renforcer le dialogue social et de consulter les partenaires sociaux avant toute initiative majeure de l’Etat.

Ainsi, les partenaires sociaux se verront reconnaître une légitimité pour définir par voie d’accord et dans le respect des principes fondamentaux du droit, les règles qui déterminent les relations de travail.

«L’idée de la démocratie sociale se verrait également renforcée avec des partenaires sociaux forts et engagés pour mener un dialogue social qui soit préalable nécessaire au règlement des dossiers majeurs» a-t-il ajouté.

Pour sa part, Mme Diakité Sanaba Sissoko, vice-présidente du RPM, a affirmé que «cette démarche d’aujourd’hui se situe dans le sens de la redynamisation et du renforcement des capacités du parti.

Pour mieux orienter son agenda politique et coordonner ses activités, le parti a élaboré un plan triennal 2008-20010. Dans ce plan figure en bonne place la connaissance du parti dont les éléments essentiels sont : son identité, ses signes, ses valeurs».

Poursuivant son intervention, elle a aussi relevé qu’«il est attendu des participants de suivre assidûment la formation car, une fois de retour dans vos sections, vous serez appelés à former les cadres du parti au niveau de vos régions respectives». Elle a aussi exhorté les militants «à tirer les meilleur profit des exposés qui seront faits par l’éminent conférencier, Monsieur Bakary Bouaré».

Au terme de deux jours de travaux, on espère que les cadres du parti sauront s’approprier le concept de la démocratie sociale, renforceront leurs connaissances de sa mise en oeuvre non seulement au Mali mais ailleurs en Afrique et que des propositions pertinentes pour son meilleur ancrage dans notre pays seront formulés.


Bandiougou DIABATE, Moulaye HAIDARA

Stagiaires.

26 Mai 2008