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Le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général de division Kafougouna Koné, a procédé le jeudi 16 octobre 2008 au Grand-hôtel de Bamako, au lancement officiel du Centre de Formation des Collectivités Territoriales (CFCT).

Désormais, les maires des 703 communes du pays sont dotés d’un espace de communication et d’écoute unifiée.

A la faveur de la décentralisation au Mali, il y a eu la création de 703 communes. Mais les constats ont démontré que la plupart des élus communaux sont confrontés à d’énormes difficultés dus au manque de formation. C’est pour trouver une solution à ce problème qu’a été lancé hier le CFCT.

Aux dires du ministre de l‘Administration territoriale et des Collectivités locales, la réussite et la pérennité du processus de décentralisation dépendent des capacités des acteurs. Des efforts louables ont été déployés par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers. Les nombreuses formations dont ont bénéficié par les acteurs de la décentralisation (élus et agents des collectivités) laissent des impacts limités.

Ce lancement officiel du centre de formation des collectivités territoriales a pour but essentiel de renforcer la capacité des élus communaux. En clair, un instrument de capitalisation des nombreux acquis en formation, de cohérence, d’efficacité et de pérennité des actions de formation des élus et agents territoriaux.

L’optimisme, selon Kafougouna Koné, demeure, à travers les ambitions affichés par le nouveau centre de formation des collectivités territoriales lors de son premier Conseil d’Administration tenu le 11 septembre dernier et qui a mis l’accent sur la formation spécialisée en 2009 des nouveaux fonctionnaires territoriaux des catégories A et B2, la formation des présidents des organes exécutifs des collectivités territoriales qui seront issues des prochaines élections communales.

Pour finir, le ministre a souligné que le défi pour le centre, porte sur l’élaboration et la mise en œuvre d’une véritable stratégie pour garantir la structure et l’harmonisation des formations, la répartition équitable des programmes de formation sur l’ensemble du territoire national et en faveur des trois niveaux de collectivités territoriales. Et le ministre d’ajouter : «mettons tout en œuvre pour maintenir la première place dans la sous-région. Avec la volonté, je suis sûr qu’on parviendra à atteindre les attentes d’ici la fin de 2009».

Bréhima Fomba, directeur du CFCT, dans sa présentation, a donné plus d’informations sur le centre ainsi que sur son programme de développement. Le contenu s’articulait autour du statut juridique du CFCT, des missions assignées (la formation initiale et perfectionnement des agents des collectivités territoriales, la contribution aux études et recherche en matière de décentralisation et de développement), des ressources (les subventions de l’Etat, les revenus des prestations de services, les dons et legs les concours des partenaires) du Centre etc.

Le représentant de l’AEM (Association des Elus Municipaux du Mali), Demba Fané a déclaré que l’ambition des autorités politiques et administratives est de faire du Mali un modèle qui perdurera avec le duo «Décentralisation et Démocratie». Un centre de formation spécialisé, orienté vers le savoir et le savoir-faire des Collectivités territoriales, est salutaire. Il met l’accent sur la difficile tâche d’accompagnement dans ce nouvel exercice.

Les communes sont désormais dotées d’espaces de communication et d’écoutes unifiés. Au nom de son association, il a pris l’engagement de faire du centre de formation leur centre et celui de la nation à l’image du chantier national de la décentralisation. Avec des enjeux comme la lutte contre la pauvreté par un développement local durable et concerté.


Hadama B. Fofana

Khadydiatou Sanogo (stagiaire)

22 Octobre 2008