Partager

une-2744.jpgRacine Thiam n’a pas passé sous silence l’affaire de la suspension du droit de vote du Mali aux Nations unies qui a abouti au limogeage de l’ambassadeur Sékou Kassé lors du 1er numéro de « Rendez-vous avec Koulouba » initié par la Maison de la presse. Au cours de ce rendez-vous avec la presse, le conseiller à la communication du président de la République a indiqué qu’on a longtemps dit dans ce pays que personne n’est sanctionnée et qu’une fois on sanctionne on trouve à redire.

Dans cette nouvelle tribune dénommée « Rendez-vous avec Koulouba », initiée par la Maison de la presse en collaboration avec la cellule de communication de la présidence dont le premier numéro s’est tenu hier à la Maison de la presse, le conseiller à la communication du chef de l’Etat a abordé sans détours avec les hommes de media beaucoup de sujets mais celle de l’affaire dite Sékou Kassé a le plus retenu l’attention.
Sur le sujet, Racine Thiam dira au premier abord qu’il ne lui revenait pas normalement de commenter une décision prise à ce niveau, mais que c’était du ressort du président de la République et du Premier ministre de situer les responsabilités et de prendre des sanctions.
« On a trop longtemps dit dans ce pays que personne n’est sanctionnée, et une fois qu’on sanctionne, on dit encore qu’on l’a humilié devant ses pairs », a-t-il martelé avant d’ajouter que « si on fait honte au président de la République devant ses pairs, quel que soit le niveau de responsabilité, il faut que des responsabilités soient situées et que des conséquences tombent, tant que cela n’est pas, on ne peut pas sortir de l’ornière dans laquelle nous sommes », a encore dit le conseiller du chef de l’Etat.
A la question de savoir si M. Kassé était la bonne personne, Racine a été on ne peut plus clair : « C’est Kassé qui était l’ambassadeur du Mali auprès des Nations unies et quand il y a un dysfonctionnement, il en est un des premiers responsables ». Et de poursuivre que désormais quand il y a faute, les têtes seront d’abord coupées et qu’ensuite on regarde comment les choses se sont passées. Il a aussi indiqué que le cas Kassé est un signal de bonne gouvernance.

Racine Thiam a déploré que dans toute notre administration, le professionnalisme manque à certains de nos cadres et qu’il est important de revenir à des règles de fonctionnements plus professionnels.
Sur le sujet il conclura que la gestion de cette affaire est une avancée notable dans la gouvernance. « L’administration est tellement gangrenée, il faut que le chef paye l’erreur de ses subalternes pour qu’il se rende compte qu’il doit surveiller du matin au soir ce qui se passe dans son administration », a-t-il indiqué.
Sur les interpellations des journalistes sur la non-perceptibilité des retombées de la visite chinoise, Racine dira qu’il y a eu la signature du projet de chemin de fer Bamako-Dakar et qu’il y a beaucoup de projet qui sont en train de sortir. Avant d’ajouter que faire une route et l’implantation d’une usine prennent du temps.
Cette tribune « Rendez-vous avec Koulouba », faut-il le rappeler sera un rendez-vous mensuel entre le conseiller à la communication du président de la République avec la presse dans le but de réduire le fossé qui existe entre les gouvernants et les gouvernés. Cela à travers la vraie information sur les activités et les décisions présidentielles pour que le peuple soit informé de façon plus efficace.

Oumar B. Sidibé

L’Indicateur du Renouveau du 3 Février 2016