Partager


Le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré, a rencontré, le vendredi 28 mars à l’ex DNAFLA, les Directeurs des Académies d’enseignement, des chefs des établissements publics de l’enseignement Secondaire général, technique et professionnel du district de Bamako, de Koulikoro, de Ségou et de Gao. A l’occasion, deux sujets étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir l’état de mise en œuvre des instructions de son département et l’état des lieux de la situation actuelle des écoles secondaires et supérieures.

La situation scolaire va de mal en pis depuis le début de l’année scolaire 2007-2008.Il urge de sauver l’année pour qu’elle ne soit pas une année blanche. Le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr. Amadou Touré, inquiet de cette situation a voulu être à l’ écoute des différentes propositions des responsables de l’école afin de pouvoir trouver une porte de sortie.

D’entrée de jeu, le ministre de déclarer «je suis venu vous écouter, échanger avec vous afin de trouver un plan pour sauver l’année mais aussi de l’école». «On vous informe pour que vous puissiez donner la bonne information à la population sur ce qui a été fait depuis le début des différentes crises jusqu’à nos jours. Il faut que nous sortions de cette situation qui n’a que trop peu duré».

En faisant le point de la situation actuelle, il a martelé que malgré les efforts du gouvernement, l’école reste embourbée. Il dira que toutes les facultés fonctionnent normalement, même la FSJP dont la deuxième session vient de prendre fin et qui a permis de résoudre les différents problèmes qui avaient paralysé cette faculté. En plus de ces efforts, les nouveaux bacheliers ont commencé les cours depuis le mardi 25 mars.

Pour le ministre, le problème se situe maintenant au niveau du secondaire, où les évaluations sont prises en otage par les enseignants.

Pour lui, enseigner, c’est dispenser les cours, faire des évaluations, corriger les feuilles jusqu’à la proclamation des résultats. C’est pour cela que le personnel de l’éducation est rémunéré. «C’est pourquoi je félicite les écoles privées qui ont pu composer» a-t-il confié.

Malgré les calendriers d’évaluation fixés par le département, les enseignants sont en train de bouder. «Les revendications sont légitimes, mais l’Etat ne peut pas tout faire en même temps, il faut que les enseignants comprennent cela. Il y a des droits mais aussi des devoirs. C’est l’avenir de toute une nation qui est pris en otage».

 » Si l’éducation de base est financée par des partenaires techniques et financiers, les ressources des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique viennent du budget de l’Etat. C’est l’argent des contribuables » a-t-il affirmé.

Quelques propositions de sortie de crise ont été faites au ministre par l’assistance. Il s’agit de la signature d’un accord entre le gouvernement et les syndicalistes, l’implication de la société civile et des leaders religieux ainsi que les états généraux de l’école proposé par le Premier ministre, Modibo Sidibé.

Le ministre ayant pris bonne note, a déclaré qu’il compte se rendre, dans les jours à venir, dans les différentes régions du Mali pour relever les difficultés avant les états généraux sur l’école afin de bâtir sur une bonne base.

A cet effet, une fiche technique a été remise à l’ensemble des directeurs à remplir avant ladite tournée.

Ramata TEMBELY

31 mars 2008.