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Le ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, Moussa Léo Sidibé a rencontré hier dans la salle de conférence de la direction des finances et du matériel de son département les professionnels des sous secteurs de l’élevage et de la pêche. L’objectif était d’élaborer un plan d’action consensuel pour la maitrise des prix de la viande et du poisson avec l’implication de tous les acteurs des sous secteurs concernés.

Avec plus de 9 millions de bovins, 12 millions d’ovins, 17 millions de caprins, 900 000 camelins et 36 millions de volaille, l’économie malienne est dominée par le secteur primaire.

Le cheptel malien est le plus important de l’espace UEMOA. Il participe à la formation du produit intérieur brut à hauteur de 45% en assurant des revenus à près de 80% de la population.

Le secteur contribue pour environ plus de 75% à la valeur des exportations. En ce qui concerne la pêche, la production moyenne de poisson est estimée à 100 000 tonnes par an. Ce qui fait de notre pays le 3ème producteur de poisson d’eau douce en Afrique après l’Ouganda et le Tchad.

Malgré cet effectif, l’élevage est loin d’extérioriser tout son potentiel et de combler ainsi toutes les attentes. Plusieurs problèmes se posent, notamment l’exploitation économique par la transformation du bétail en viande et autres produits dérivés, la production, la conservation et la transformation du lait en produits laitiers et la production, la conservation et la transformation du poisson et l’accès aux extérieurs.

Au Mali, la consommation de viande est de 17 kg par personne et par an contre 21 kg pour la norme minimale de la FAO en matière de couverture des besoins en protéine.

Quant à la consommation de poisson frais au Mali, elle est estimée à 7,6 kg par an et par personne.

Pour résoudre cette problématique, il est important de mettre l’accent sur les prix pour permettre aux consommateurs d’accéder aux produits de l’élevage et de la pêche surtout en cette veille de Ramadan.

Or les prix aux consommateurs de viande et du poisson augmentent d’année en année. Ils sont passés de 2 750 FCFA en 2011 à 3 500 FCFA le kilo pour le poisson et de 1 600 FCFA à 2000 FCFA le kg pour la viande soit respectivement une augmentation de 27% et 25%.

D’où la rencontre du ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche avec les professionnels des sous secteurs.

L’objectif est de convenir avec eux de mettre en œuvre des stratégies afin de lutter contre la flambée des prix de la viande et du poisson sur les marchés intérieurs surtout en cette veille du mois de Ramadan.

Pendant trois jours, les participants débattront, notamment de l’importance socio-économique des sous secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture, le dispositif de collecte des données statistiques et des prix sur les marchés, les importations et exportations de viande et de poisson et l’élaboration d’un plan d’action consensuel pour la maitrise des prix de la viande et du poisson avec l’implication de tous les acteurs des sous secteurs concernés.

Moussa Léo Sidibé a exhorté les professionnels à des débats francs et à faire des propositions pertinentes pour convenir de prix de la viande et du poisson acceptables par tous et pour le bonheur des consommateurs et des producteurs.

Moussa SIDIBE

L’Indépendant du 20 Juillet 2012