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La cérémonie de clôture a eu lieu sous la présidence de Abdoulaye Koïta ministre malien des équipements et du transport.

A la suite des travaux, les participants, ont déploré la dégradation des conditions de vie par le difficile accès aux services sociaux de base comme l’éducation, la santé, l’approvisionnement en eau …, les incohérences entre politiques, stratégies de transports et réduction de la pauvreté au plan national.

La rencontre de Bamako estime que le développement est étroitement lié aux infrastructures et aux services de transports dans la lutte contre la pauvreté.

Selon Maryvonne Plessis-Fraissard, directrice des transports et du développement urbain pour les banques, le transport, dans le maillon du système économique d’un pays, est assimilable au corps humain. Il suffit d’un malaise pour que la chaîne du développement s’arrête, estime-t-elle.

Pour Mme Plessis-Fraissard, l’implication des femmes à ces assisses, est d’une grande importance, car, le genre, mérite une attention particulièrement soutenue à tous les niveaux du processus de développement d’un pays.

Dans le domaine des transports comme dans d’autres, les femmes font toujours les frais des carences : elles meurent par milliers, faute de moyen de déplacement pour arriver à temps pour leur accouchement aux centres de santé et dans un autre registre, les produits des paysannes ou des marchandes se détériorent faute de moyen d’acheminement.

Aussi, le genre a été sérieusement considéré dans les résolutions de la rencontre de Bamako.

Engagement a été pris par les participants, à analyser stratégies de transport et de réduction de la pauvreté dont les résultats seront intégrés dans les politiques et stratégies nationales ; de faire en sorte que toutes les activités et initiatives de mise en œuvre, intègrent des mécanismes appropriés pour associer les femmes à la gestion du secteur.

Décision a été prise par les participants, de mettre en place des mécanismes de financement et de gestion des infrastructures et des services de transport, de privilégier et d’appliquer une approche intégrée et multisectorielle de la sécurité routière considérée comme une équation socioéconomique.

23 novembre 2005.