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D’une superficie de 360 m2, la mosquée de Komoguel a été construite en 1936 sur les ruines d’un autre lieu de culte datant de 1908.

Cependant, ce joyau architectural, était dans un état de dégradation avancé. Afin de freiner cette détérioration progressive, l’enduit en banco a été remplacé, en 1978, par un revêtement en ciment, un matériau vite dénoncé par beaucoup, vu qu’il altérait l’homogénéité du bâtiment.

C’est ainsi qu’en 2004, sous la houlette du gouvernement en partenariat avec le réseau Agha Khan de développement, des travaux de remise en état de la mosquée de Komoguel ont débuté en 2004.

Le réseau Agha Khan a enlevé le revêtement en ciment, puis, l’a remplacé par un nouvel enduit en banco enrichi.

Les travaux qui ont mobilisé une cinquantaine d’ouvriers et quelques techniciens expatriés, ont pris fin en 2006, rendant à la mosquée toute sa splendeur d’antan.

Illuminé aujourd’hui par une trentaine d’ampoules, elle compte dix-huit ventilateurs disposés de part et d’autre de la vingtaine de poutres qui la soutiennent.

Moussa Yéna, maître d’ouvrage des travaux, se dit très satisfait de la reprise du revêtement de la mosquée qui permet d’augmenter sa longévité.

Michel Pelloquin, spécialiste en micro finance et représentant du réseau Aga Khan en Afrique de l’ouest, estime que le résultat est satisfaisant.

Mr Pelloquin, espère que ce partenariat qui a débuté avec Mopti sera étendu très prochainement sur la ville de Tombouctou pour laquelle le réseau Aga Khan nourrit pleins d’ambitions, a-t-il ajouté.

De même, le réseau Aga Khan, va s’intéresser aussi à la micro finance en ouvrant des lignes de crédits pour financer les activités génératrices de revenus au profit des femmes, a indiqué Mr Pelloquin.

Le ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, qui, à l’occasion de la rentrée culturelle 2007, a visité la mosquée, tout en saluant la qualité du travail effectué, a loué l’exemplarité du partenariat entre le réseau Aga Khan et son département, durant tous les travaux.

Demande a été faite par le ministre de la culture au directeur du Programme de soutien aux initiatives culturelles (Psic), de nouer un partenariat avec le comité de gestion de la mosquée pour maintenir la bâtisse en bon état. Car, pour le comité de gestion, les travaux effectués doivent être un début d’assistance et non une finalité.

05 février 2007.