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Le maire de la commune rurale du Mandé a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités de l’Etat pour avoir organisé une cérémonie aussi symbolique dans sa commune. Pour Souleymane Makamba Doumbia, c’est une promesse tenue du président de la République. Il a aussi évoqué la construction de l’usine de montage de tracteurs, qui, pour lui, est un geste essentiel dans le processus de mécanisation de l’agriculture au Mali, gage de la sécurité alimentaire.

DES CONDITIONS PRECAIRES EVOQUEES

Le maire du Mandé a aussi signalé l’existence du centre de formation en techniques agricoles à Samanko où vivent une centaine de jeunes à l’internat dans des conditions précaires. Il a ainsi sollicité l’appui des autorités pour leur permettre d’acquérir les connaissances dans de bonnes conditions.

A son tour, le secrétaire exécutif du Conseil National des Jeunes (CNJ) Siriman Traoré a salué l’initiative des autorités. Il a aussi invité les bénéficiaires à faire bon usage des machines et à respecter leur engagement afin de délivrer d’autres jeunes du joug du chômage.

Pour sa part, Mme Bah Aoua Kéïta, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a souligné toute l’importance que revêt un tel événement pour son département. Pour elle, il s’agit d’une promesse tenue. Ces tracteurs, a-t-elle ajouté, feront des jeunes des agriculteurs modèles, d’où une fierté pour tous les jeunes maliens. Pour Mme la ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, le gouvernement vient d’exprimer par ce geste sa confiance à la jeunesse.

BILAN ELOGIEUX DE L’APEJ

Le Directeur de l’APEJ, M. Soumana Satao a tout d’abord rappelé le document d’orientation sur l’emploi des jeunes, publié le 7 mai 2003, vision du président sur l’emploi des jeunes. Ce document se résume en 3 points à savoir: un changement dans le traitement des besoins de l’emploi des jeunes ; l’insertion professionnelle des jeunes et la mise en place d’un dispositif nouveau pour prendre en charge les besoins spécifiques d’emploi des jeunes, a affirmé M. Soumana Satao. Pour lui, ce dispositif a été mis en place à travers l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) et le Fonds National pour l’Emploi des Jeunes (FNEJ).

De ce fait, l’APEJ dispose de 4 composantes qui sont : le renforcement de l’employabilité des jeunes à travers les stages de qualification et d’apprentissage, le développement de l’esprit d’entreprise chez les jeunes et la facilitation de l’accès des jeunes au crédit. De ses débuts en 2004 à nos jours, dira le Directeur, qu’au titre de la première composante, 33 375 jeunes diplômés ont été placés en stages de qualification auprès des entreprises, 2 683 jeunes ont reçu une formation par apprentissage dans divers domaines, 2000 jeunes volontaires ont été placés dans des services publics.

Au titre de la deuxième composante, indiquera Soumana Satao, 2816 jeunes ont bénéficié d’une formation en entreprenariat, 210 ont été formés en techniques de gestion des déchets solides dans le cadre du partenariat avec la mairie de Mopti. APEJ, c’est aussi 670 plans d’affaires élaborés par des jeunes promoteurs, 1304 jeunes formés en techniques de gestion des télécentres à travers tout le pays. Aussi, affirmera-t-il, des grands projets ont été initiés.

Il s’agit du projet d’implantation des plate-formes de conditionnement et d’exploitation de mangues à Bougouni et Yanfolila, celui d’implantation de boulangeries à Kidal, Gao, Koulikoro et Bamako, celui d’installation des jeunes aux Halles de Bamako. Le Directeur de l’APEJ a signalé la création d’autres projets, notamment celui de la commercialisation de poissons frais à Bamako, celui de la création de laiteries à Kidal, Mopti, Diéma et Nioro et du projet de création d’unités de conservation et de transformation d’oignon/échalote à Béléko et Ména.

Au titre de la troisième composante, a dit le directeur de l’APEJ, dans le cadre de la facilitation de l’accès des jeunes ruraux au marché du travail, deux programmes sont en exécution (PROMIER et PILE) avec l’assistance techique du BIT. Pour le volet rural, l’aménagement de 171,6 Ha à Siengo à 1.261.364.570 FCFA pour 162 jeunes ; la réalisation des travaux terminaux de 257 ha dans le périmètre rizicole de Ké-Macina sur lesquels ont été installés 51 jeunes ruraux pour un montant de 80.685.713. FCFA, entre autres.

Pour la quatrième composante, selon Soumana Satao, elle a consisté à faciliter l’accès des jeunes au crédit. Dans ce sens, l’APEJ a financé ou garanti 1214 projets à travers tout le pays pour un montant de 3.441.052.673 FCFA ayant créé 2319 emplois. Pour la frange jeune des commerçants détaillants, l’APEJ a mis en place une ligne de crédit de 150.000.000 FCFA et aujourd’hui 167 jeunes commerçants détaillants ont été garantis pour un montant total de 108.840.000 FCFA.

Parlant des 100 tracteurs, 74 pulvérisateurs, 10 batteuses et 5 remorques remis à l’APEJ par le président de la République, pour une valeur de 549.595.875 FCFA, il a exhorté les bénéficiaires à plus de rigueur dans la gestion et a assuré de l’accompagnement de l’APEJ. Le président ATT a jugé le bilan de l’APEJ élogieux, tout en signalant que ce n’est pas suffisant. Car, pour lui, la demande de l’emploi demeure forte, malgré sa réduction par rapport à 2001.

Pour le président de la République, il s’agit pour le Mali de devenir, dans quelques années, une puissance en céréales. Et d’ajouter qu’il demeure nécessaire de transformer notre agriculture en agro-industrie car, notre pays dispose d’importantes capacités agricoles.
B.S

26 dec 2006