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La vie politico- économique de notre pays est ponctuée de scandales financiers et de magouilles sur lesquels la lumière est rarement faite. Chaque fois que les limiers remontent les filières conduisant aux vrais coupables des ordres ou des pressions retiennent leur curiosité.

Dans un gouvernement où les scandales sont permanents, il faut tout changer. Comme dit l’adage, lorsque le bras est pourri, on accuse la tête mais s’il s’avère que c’est la tête même qui est pourrie il faut changer de gouvernement.


Parmi les scandales, nous citerons quelques uns qui ont défrayé la chronique.

Le ministre Ahmed Diane Séméga a légué un dossier douteux de contrat entre SOPAM et EDM-SA signé le 19 janvier 2007. Composé de cinq (5) groupes électrogènes (…) d’occasion en excellent état de marche…

Chaque mois, pendant un an, Energie du Mali-SA débourserait 600 millions pour prouver qu’elle paye à l’avance l’énergie produite par SOPAM.

La mauvaise passation des marchés publics atteint son paroxysme au ministère des Affaires foncières et des Logements sociaux. Là bas, le ministre serait promoteur d’une entreprise qui exécute les travaux. La construction des bâtiments est une affaire juteuse à tel point qu’on retrouve dans ce département des proches du Premier ministre au cabinet.

En 2000, le Mali a signé un protocole d’accord avec la Libya Arab-Foreingn Bank (LAFB) qui a consenti de prêter à notre pays 40 millions de dollars (28 milliards de F CFA pour la construction de la Cité administrative).

L’Assemblée nationale a voté le projet de loi de ratification N°0042 autorisant la ratification de la convention du prêt conclut entre le Mali et la LAFB pour le financement partiel et la construction des bâtiments de la Cité administrative. La loi dit que le prêteur va jusqu’à hypothéquer non seulement le bâtiment à construire à l’aide de son prêt mais aussi ceux existant.

Depuis un certain temps, le citoyen malien constate de façon délibérée la main mise de la Libye sur notre patrimoine (hôtel de l’Amitié, 100.000 hectares à l’Office du Niger).

Le gouvernement de Modibo Sidibé serait au centre d’un scandale de pot de vin de 200 millions de nos francs pour un marché de fourniture de cahiers conclu de façon douteuse.


D’où la colère du général ATT.

L’Inter de Bamako du 12 Janvier 2009