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Au moment où notre pays fait l’objet de toutes les agressions de la part des groupes extrémistes et jihadistes islamistes, il nous parait important de partager ce passage du livre intitulé « Comprendre l’islam » de l’écrivain pakistanais, Abul A’La Maudoudi avec nos lecteurs. Il est tiré de la version française publiée en janvier 1973 et rédigé à l’origine en 1932 en arabe sous le titre de « urdu Risâla-é-diniyât ». Dans ce passage, il évoque les conditions d’application du jihâd (guerre sainte chez les musulmans).

« 271. Le plus grand sacrifice pour la cause de Dieu est le Jihâd, car là, l’homme sacrifie non seulement sa vie et ses biens pour la cause de Dieu, mais il détruit aussi ceux des autres. Mais comme il a déjà été dit, l’un des principes de l’islam est que nous subissions un moindre mal pour nous sauver d’un plus grand malheur. Peut-on comparer la perte de quelques vies humaines – de plusieurs milliers ou même davantage à la limite – avec la calamité que serait pour l’humanité la victoire du mal sur le bien, et de l’athéisme agresseur sur la religion de Dieu.

Ce serait décidément une bien plus grande perte et une plus grande calamité, car il en résulterait non seulement que la religion de Dieu serait abolie, mais encore que le monde deviendrait aussi un royaume de l’immoralité et de la perversité et que la vie serait gâchée de l’intérieur. Pour éviter ce plus grand mal, Dieu nous a, par conséquent, commandé de sacrifier nos vies et nos biens pour Son plaisir. Mais en même temps, il a interdit toute effusion de sang inutile, d’attaquer les vieillards, les femmes, les enfants, les malades et les blessés. Son ordre est de se battre seulement contre ceux qui se dressent pour combattre. Il nous enjoint de ne pas provoquer de destructions inutiles même sur le territoire de l’ennemi et de traiter les vaincus avec justice et honneur.

Il nous a donné l’instruction de respecter les accords passés avec l’ennemi et d’arrêter de combattre quand ils s’arrêtent, ou s’ils suspendent leurs activités anti-islamiques. Ainsi, l’islam ne permet que le minimum de sacrifices de la vie, des biens et des droits d’autrui dans l’accomplissement de nos devoirs envers Dieu. Il désire établir un équilibre entre les diverses exigences de l’homme, et adapter les droits et les obligations de manière à ce que la vie soit enrichie par les mérites et les réalisations les plus élevés ».

Abdoulaye OUATTARA

22 Août 2012