Partager

Au moment où le Rapport préparé par le Comité d’experts dirigé par l’ancien ministre Daba Diawara est sur toutes les lèvres, il n’est pas inutile de rappeler les propositions faites par le groupe de l’opposition.

Le groupe parlementaire Parena-Sadi avait fait un certain nombre de propositions sur le plan des réformes institutionnelles. Il avait même, à l’occasion, salué la décision du chef de l’Etat d’aller à une réforme du système électoral dans le but d’améliorer le taux de participation. Le groupe avait précisé : «mais les réformes doivent s’étendre en profondeur à nos institutions républicaines en vue de les consolider. Le pouvoir judiciaire a besoin de voir son indépendance renforcée et garantie face à la toute puissance de l’Exécutif.

Les magistrats, greffiers, secrétaires de greffes et parquets, personnels pénitentiaires ont aujourd’hui besoin de la protection accrue de la loi face aux menaces qui pèsent sur leur fonction. Le citoyen lui aussi a besoin d’être protégé contre les abus de l’appareil judiciaire avec un bon système de recours et de réparation des dommages subis. La Cour constitutionnelle a besoin de voir révisée la procédure applicable devant elle en matière de contentieux électoral pour lui permettre de mieux appréhender le phénomène».

Le groupe parlementaire Parena-Sadi avait soutenu que les membres de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle doivent bénéficier des mêmes avantages que les députés, eu égard à l’importance et à la gravité des missions qu’ils assument. Le parlement lui-même, avait souligné le groupe, a besoin d’être revu, pour renforcer son rôle, en particulier par l’adoption de la suppléance dans la loi organique et le renforcement de son administration.

Ces réformes prendront appui, avait noté le groupe parlementaire de l’opposition, sur un système électoral rénové faisant une bonne place au scrutin proportionnel avec une inscription sur les listes électorales donnant immédiatement droit à une carte d’électeur infalsifiable avec photo incrustée tenant lieu de carte d’identité.

Le groupe parlementaire s’était, aussi, prononcé sur les programmes gouvernementaux, Prodec, Prodes, Prodej… qu’il fallait évaluer pour identifier leurs goulots d’étranglement et les résorber. C’est dire que l’opposition, avant tout autre, avait déjà balisé le terrain pour une relecture appropriée des textes de la République.

Baba Dembélé

21 Octobre 2008