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Nommé en tant que ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau en remplacement de Ahmed Sow en fin septembre 2008, Mamadou Igor Diarra a fait sa première apparition à l’Assemblée Nationale le 13 novembre dernier. Il a convaincu les élus du peuple des raisons qui ont conduit le gouvernement à ratifier le 29 septembre 2008 l’accord de prêt consenti par le Fonds Africain de Développement (FAD) pour le financement du projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement dans les régions de Gao, Koulikoro et Ségou, signé à Tunis le 30 juillet 2008.

Le montant du prêt s’élève à 14 983 540 000FCFA completé par un don d’un montant de 6 973 000 000 de FCFA environ, soit au total 21 956 540 000 de FCFA. Comment les députés, à l’unaminité ont autorisé le ministre Mamadou Igor Diarra pour la mise en oeuvre de la phase II du Projet d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement (PROSEA) dans les trois régions citées haut.


Mamadou Igor Diarra fait l’unanimité à l’Assemblée nationale

A l’unanimité des députés présents, soit 114 voix pour 0 contre O abstention et 0 non votant le dépôt n°08-40/4ème législature portant ratification de l’ordonnance n°8-008/P-RM du 29 septembre 2008 fut adopté.

Bien avant l’adoption dudit projet de loi dans l’après midi du jeudi 14 novembre 2008, des députés ont vivement salué la nomination du ministre Mamadou Igor Diarra dans la matinée. Profitant du débat sur l’adoption de la loi relative à la sécurité biotechnologique, plusieurs élus de la nation ont salué le choix de M. Diarra au département de l’Energie.

Cadre compétent, intègre valeureux et surtout très efficace”, ont ils laissé entendre. En tout cas, les qualificatifs n’ont pas manqué à l’adresse du fils de général Cheick Diarra disparu dans un accident d’avion alors qu’il était le secrétaire exécutif adjoint de la CEDAO.

Pour revenir au sujet, il faut souligner que l’accès à l’eau potable et l’assainissement est l’un des huit objectifs du millénaire pour le développement. C’est seulement dans ce domaine que le Mali est en avance. Le projet en question est issu d’une étude de faisabilité réalisée en 2004 et dont les résultats ont montré qu’il est techniquement et économiquement justifié.

Deux départements ministériels sont impliqués dans la mise en oeuvre de ce projet. Il s’agit du département de l’Energie, des Mines et de l’Eau et de celui de l’Environnement et de l’Assainissement. La Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) pour le volet hydraulique et la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions de Nuisances (DNACPN) pour le volet Assainissement. Les infrastructures seront réparties entre les localités bénéficiaires selon les besoins.

Contexte

Selon la carte d’alimentation en eau potable et assainissement du territoire national, 50% de la population n’ont pas accès à l’eau potable et à l’assainissement, les populations rurales sont inquiétées par l’état de leur approvisionnement en eau potable et de leur environnement. Pour répondre aux besoins de développement de ce secteur, il a été élaboré un Programme Sectoriel en Eau et en Assainissement PROSEA (Programme Sectoriel Eau et Assainissement) en 2007.

Ainsi, ce projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement dans les régions de Gao, Koulikoro et Ségou s’inscrit dans le cadre stratégique d’appui aux Collectivités Territoriales pour contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques et sanitaires des populations rurales et semi-rurales.


la présentation de l’accord de prêt

Par le présent Accord, le Fonds Africain de Développement met à la disposition du Mali un prêt d’un montant de 14 983 540 000 francs et un don de plus de 6 milliards pour le financement du projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement dans les régions de Gao, Koulikoro et Ségou. Le principal du prêt sera remboursé sur une période de 40 ans après un différé d’amortissement de 10 ans.

Les objectifs du projet

Le projet dont-il est question vise à assurer l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement familial et collectif. Au niveau hydraulique le projet réalisera dans les 3 régions des infrastructures telles que: réhabilitation des forages et piézomètres, les forages neufs, nouvelles pompes, adduction d’eau sommaire, systèmes améliorés de pompage, les puits avec captage, les puits citernes pour l’approvisionnement en eau potable.

Au niveau de l’assainissement, l’objectif général de ce projet sera la construction d’ouvrages d’assainissement familiale et collectif tels que: les nouvelles latrines familiales; les bacs à laver avec puisards domestiques; les latrines publiques, multi-compartiments, ventilées et munies de dispositifs de lave-main dans les écoles, les centres de santé villageois et les marchés; la formation des acteurs locaux; le suivie environnemental.


Les avantages

Ce projet doit permettre d’assurer durablement l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement des zones rurales ou semi-rurales; d’améliorer les conditions de vie et la couverture sanitaire des populations dans les trois régions concernées; de satisfaire directement les besoins d’environ 442 000 personnes en matière d’accès à l’eau potable; de satisfaire 108 000 personnes en matière d’accès à l’assainissement familial et 16 500 personnes en matière d’accès à l’assainissement collectif. Son démarrage est prévu pour janvier 2009.


Les composantes

Le projet d’Approvisionnement en Eau potable et Assainissement s’articule autour de trois composantes: développement des infrastructures de base d’approvisionnement en eau potable et assainissement (AEPA), la composante appui institutionnel aux structures intervenant dans la réalisation du projet et enfin la composante gestion et coordination du projet.

Pour ce qui est de l’approvisionnement en eau potable, il s’agit de la réalisation de 522 nouveaux forages positifs, de 24 forages à gros débit, 50 puits en captages et 63 puits citernes. Il y a également la fourniture de l’installation de 410 pompes à motricité humaine entre autres.

Pour ce qui est de la gestion et de la coordination du projet, elles seront assurées par la direction nationale de hydraulique. Pour la composante appui institutionnel, il s’agit du renforcement des capacités des structures étatiques concernées par le secteur, de la mise en place et du renforcement des capacités des associations d’usagers de l’eau, des conseils communaux et des opérateurs privés.


Daba Balla KEITA

17 Novembre 2008